Réalisation : Justin Baldoni
Casting : Blake Lively, Justin Baldoni, Brandon Sklenar, Jenny Slate, Hasan Minhaj, Amy Morton, Alex Neustaedter, Isabela Ferrer…
Nationalité : Américain
Genre : Drame, romance
Durée : 2h11
Date de sortie : 14 août 2024
Synopsis
Lily Bloom surmonte une enfance traumatisante pour se lancer dans une nouvelle vie à Boston et poursuivre son rêve de toujours d’ouvrir sa propre boutique. De sa rencontre fortuite avec le charmant neurochirurgien Ryle Kincaid nait une connexion intense, mais alors que les deux tombent profondément amoureux, Lily commence à entrevoir des aspects de Ryle qui lui rappellent la relation de ses parents.
Mon avis
Un film touchant mais qui manque de profondeur !
Je l’attendais avec impatience, mais aussi quelques appréhensions et si j’ai passé un très bon moment, je regrette certains éléments.
« Ça s’arrête ici. Avec toi et moi. Ça se termine avec nous. »
Grande amoureuse de la plume de Colleen Hoover, je ne suis sûrement pas très objective concernant cette adaptation du roman éponyme, que j’ai lu et qui m’a profondément marqué, si elle est en grande partie fidèle, rendons-lui cet hommage, elle manque clairement d’intensité, mais surtout, des émotions extraordinaires transmises par cette plume non moins sublime. Effectivement, c’est en réalité ce qui m’a le plus perturbé, on s’attarde inévitablement beaucoup moins sur les faits, sur les sentiments de chacun, il est évident que des choix scénaristiques doivent être faits, on ne peut pas retranscrire l’atmosphère d’un roman dans son entièreté, mais c’est malheureusement ce qui fait que nous ne soyons pas autant investis par l’ensemble. Pour autant, le sujet principal est mis en avant, dans toute sa difficulté, dans toute sa réalité, les violences conjugales, celles qui ont pourries toute une enfance, celles dont on se dit que nous ne serons jamais victimes nous-mêmes et pourtant, les sévices se perpétuent, sans qu’on le voit venir, sans que l’on s’en rende compte ou simplement, parce que nous n’avons pas envie d’ouvrir les yeux. Une descente en enfer, une emprise qui se dessine peu à peu, dont on comprend les mécanismes, faire peser la culpabilité sur l’autre, minimiser le pire et si les images sont fortes, là encore, elles le sont moins que les mots, moins percutantes, moins violentes, elles viennent malheureusement minimiser le plus innommable, elles aussi. Justin Baldoni porte une double casquette, sa réalisation n’est pas mauvaise en soit, il parvient tout de même à se montrer aussi fidèle que possible au roman, mais son travail manque de profondeur. Pour autant, visuellement, c’est un petit bijou, malgré la noirceur de ses sujets, l’ensemble conserve toute la lumière, déjà présente dans le roman, pour nous livrer une atmosphère pleine d’espoir, de couleurs, un tableau qui offre un futur possible à toutes les victimes. En ce qui concerne le scénario, il a su retranscrire le roman dans ses plus grandes lignes, malgré quelques manquements, quelques ajustements, la trame est respectée dans son ensemble, mettant l’accent sur les flash-back, sur leur importance pour comprendre les tenants et aboutissants. Un récit bouleversant, plus qu’une histoire d’amour, c’est celle de vies marquées par les traumatismes, mais ceux-ci n’excusent en rien les comportements adoptés, au contraire, souffrir, ne permet pas de faire souffrir à son tour et il faut parfois prendre conscience des traitements subis, pour avoir le courage de partir, de dire stop, même si l’amour est toujours présent. En ce qui concerne le casting, je l’ai trouvé des plus convaincant, Blake Lively y est lumineuse, Justin Baldoni parvient à montrer toute l’ambivalence de son personnage et Brandon Sklenar est incontestablement parfait dans ce rôle.
En bref : Un film aux sujets difficiles, lourds de conséquences, qui auraient pu faire sombrer ce métrage dans le pathos, mais qui restera toujours lumineux, riche d’espoir, bien que manquant d’approfondissement, il reste en grande partie fidèle au roman, même si toutes les émotions qui en faisaient sa force, sont de moindre intensité !
C’est ce que je reproche aux films actuels : de rester en surface ; je le regarderai en dvd.
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Tu fais bien de prendre l’option DVD 😉
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Difficile de retranscrire toute la force d’un roman mais ce film semble néanmoins t’avoir plu malgré un certain manque de profondeur.
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Oui, j’ai malgré tout passé un très bon moment !
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La voilà la chronique, effectivement Blake Lively semble meilleure que je ne l’aurais cru. Petite question par contre : à ton avis malgré la longueur du film pourquoi il n’a pas su retranscrire l’émotion du roman ?
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Honnêtement, je ne suis même pas certaine qu’il était possible de retranscrire l’émotion bien spécifique de la plume de CoHo, même en 2h, ou même en 3h…Pour autant, les passages avec Atlas m’ont bouleversé, parce que voilà, leur histoire est sublime !
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Bon, il faut que je vois le film donc, plus d’excuse ><
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J’ai envie de le voir mais je pense attendre la télé ou le stream. Seul le casting me donne vraiment envie de le regarder.
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Je pense que tu as raison d’attendre 😉
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