American Nightmare 4 : Les Origines

Réalisation : Gerard McMurray

Casting : Y’lan Noel, Lex Scott Davis, Joivan Wade, Marisa Tomei, Luna Lauren Velez, Melonie Diaz, Steve Harris, Mitchell Edwards…

Nationalité : Américain 

Genre : Épouvante-horreur

Durée : 1h38

Date de sortie : 4 juillet 2018

Bande-annonce : https://youtu.be/O6_CqoAT2bM

Synopsis

Pour faire passer le taux de criminalité en-dessous de 1% le reste de l’année, les « Nouveaux Pères Fondateurs » testent une théorie sociale qui permettrait d’évacuer la violence durant une nuit dans une ville isolée. Mais lorsque l’agressivité des tyrans rencontre la rage de communautés marginalisées, le phénomène va s’étendre au-delà des frontières de la ville test jusqu’à atteindre la nation entière.

Mon avis

Un nouvel plus terrifiant de réalisme !

En grande fan de la  franchise, il me tardait absolument de le voir et je dois bien dire que c’est l’un de mes préférés.

Alors, passons à mon avis.

Voilà une saga qui n’a de cesse de me surprendre, j’ai très moyennement aimé le premier, alors que les deux suivants m’ont totalement convaincu et pour tout vous avouer, à l’annonce de ce quatrième opus, je n’étais vraiment pas chaude. Peur que ce soit celui de trop, je ne comprenais pas ce choix de revenir aux origines, alors autant de vous dire que je partais avec de vraies appréhensions. Et pourtant, loin s’en faut, cette suite est même devenue l’une de mes préférées, plus puissante, percutante et effrayante dans son fond, je suis vraiment bluffée. Bien que nous ayons déjà compris à quoi servait cet abominable concept, ici, ce sera explicitement montré, nous serons les témoins privilégiés de cette vaste mascarade politique,, où la manipulation ira bien plus loin que ce que nous pouvions imaginer. Dans le contexte actuel des États-Unis, ce film pourrait résonner telle une prémonition, ce dont est capable ce gouvernement fait peur et on peut penser qu’il serait complètement susceptible de prendre ce genre d’initiative. C’est en cela que ce film est effrayant, parce qu’il nous montre une réalité peut-être pas si éloignée, un monde où l’égoïsme atteint des sommets, où l’humanité se perd peu à peu, au profit d’une cruauté toujours plus monstrueuse. J’ai tout particulièrement aimé la réalisation de Gerard McMurray, il a su instaurer une ambiance incroyablement oppressante, très sombre. Visuellement, certaines scènes de combats sont même quasiment artistiques, peut-être qu’il est étrange de dire ça, pourtant, elles sont sublimes, les effets spéciaux sont extraordinaires, maîtrisés, mais très justement dosés, rien n’est en trop. En ce qui concerne le scénario, il peut paraître assez classique en apparence, pourtant, je dois avouer qu’il m’a pas mal surprise à de nombreuses reprises, son intrigue est parfaitement menée, elle se tient d’un bout à l’autre. C’est un opus plus violent à mon sens, qui va plus loin encore dans l’horreur, certaines scènes m’ont presque paru insupportables et paradoxalement, je l’ai également trouvé plus émouvant, plus naturel dans ses sentiments, plus intense dans l’ensemble. Quant au casting, j’ai eu un vrai coup de cœur pour Y’lan Noel, d’un charisme exceptionnel, il crève l’écran et j’ai aussi beaucoup aimé le rôle de Lex Scott Davis.

En bref : Un nouvel opus qui trouve tout son intérêt, qui a su ne pas tomber dans le même schéma, qui s’est renouvelé, pour nous livrer de vraies réponses et nous montrer ce qui se cache réellement derrière ce concept si inhumain !

Sicario : La Guerre des Cartels

Réalisation : Stefano Sollima

Casting : Benicio Del Toro, Josh Brolin, Isabela Moner, Jeffrey Donovan, Catherine Keener, Manuel Garcia-Rulfo, Matthew Modine, Shea Whigham…

Nationalité : Américain, italien 

Genre : Thriller, action

Durée : 2h03

Date de sortie : 27 juin 2018

Bande-annonce : https://youtu.be/VVBGsysg5OI

Synopsis

Les cartels mexicains font régner la terreur à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Rien ni personne ne semble pouvoir les contrer. L’agent fédéral Matt Graver fait de nouveau appel au mystérieux Alejandro pour enlever la jeune Isabela Reyes, fille du baron d’un des plus gros cartels afin de déclencher une guerre fratricide entre les gangs. Mais la situation dégénère et la jeune fille devient un risque potentiel dont il faut se débarrasser. Face à ce choix infâme, Alejandro en vient à remettre en question tout ce pour quoi il se bat depuis des années…

Mon avis

Une suite tout aussi sombre et désabusée !

En voilà un pour lequel j’avais de très grandes attentes et qui au final, les a largement atteintes.

Alors, passons à mon avis.

« Tu veux devenir un sicario ? On va parler de ton avenir… »

Le premier opus avait été un tel coup de cœur et m’avait tant marqué, qu’il faut bien avouer que j’avais quelques appréhensions concernant cette suite, n’en voyant pas forcément la nécessité, mais j’ai vite été rassurée, même au-delà de mes espérances. Ici, il n’est pas question de trafic de drogues, mais d’un pan bien plus obscur des activités criminelles de ces cartels mexicains, le trafic d’êtres humains et le passage des frontières. Quelque chose qui va s’avérer bien plus terrifiant, surtout lorsque l’on comprend qu’ils sont peu regardants sur les intentions de ceux qui les payent et que certains d’entre eux vont se trouver être de futurs terroristes. Pour tout vous dire, je ne m’attendais pas à ce nouvel angle de vue, en cela, le début m’a profondément choqué, trop proche de ce que le monde a pu vivre ces dernières années et pourtant, c’est malheureusement une triste réalité. Mais dans cet opus, nous allons également nous attarder sur les méthodes du gouvernement américain pour lutter contre ce fléau qui règne à leurs frontières et bien que je sois d’accord sur le fond, la forme va se révéler être assez monstrueuse. Je peux comprendre qu’il faille se battre, voire éradiquer ces cartels, mais tomber aussi bas qu’eux pour y parvenir n’est pas la solution et ce dont nous serons témoins fait froid dans le dos. J’ai beaucoup aimé la réalisation de Stefano Sollima, bien que ce ne soit pas lui qui ait réalisé le premier, il parvient aisément à reprendre le flambeau, gardant cette identité typique, cette atmosphère pesante et très particulière. Au vu de la bande-annonce, j’avais peur qu’il tombe dans la facilité d’un simple film d’action, mais ce n’est absolument pas le cas et quel soulagement ce fut. Il y a une vraie complexité dans cet univers et les scènes plus mouvementées restent parfaitement dosées, elles viennent simplement sublimer l’ensemble, lui donner le rythme qu’il faut, pour que l’on ne s’ennuie pas une seconde. En ce qui concerne le scénario, il continue à utiliser les spécificités de son prédécesseur, ces intrigues multiples qui vont finalement se regrouper en une seule et même histoire. C’est encore une fois très intense, plus difficile par certains aspects, il va également se montrer beaucoup plus émouvant, plus à fleur de peau, nous allons comprendre bien des comportements et ainsi découvrir des facettes plus humaines chez certains. Quant au casting, encore une fois, il est exceptionnel, Josh Brolin y est plus sombre, Benicio Del Toro crève l’écran, plus profond que jamais et j’ai beaucoup aimé le rôle d’Isabela Moner.

En bref : Une suite qui a su garder son authenticité, toujours aussi sombre, toujours aussi violente, elle sera parfois plus cruelle, on se rendra compte des manipulations employées et de leur inhumanité !

Love, Simon

Réalisation : Greg Berlanti

Casting : Nick Robinson, Jennifer Garner, Josh Duhamel, Katherine Langford, Alexandra Shipp, Logan Miller, Keiynan Lonsdale, Jorge Lendeborg Jr…

Nationalité : Américain

Genre : Drame, comédie, romance

Durée : 1h49

Date de sortie : 27 juin 2018

Bande-annonce : https://youtu.be/q87Q1Kllb8Q

Synopsis

On mérite tous une première grande histoire d’amour. Pourtant pour le jeune Simon, c’est compliqué. Il a une vie normale, dans une famille qu’il adore, et est entouré d’amis extraordinaires, mais il garde pour lui un grand secret : personne ne sait qu’il est gay et il ne connaît pas l’identité de son premier coup de coeur, avec qui il communique en ligne. Alors que son secret est menacé d’être révélé, la vie de Simon bascule dans une aventure aussi drôle que bouleversante…Ses amis prendront alors une place essentielle pour l’aider à changer sa vie et découvrir le premier amour.

Mon avis

Un film émouvant et vecteur de messages !

Bien évidemment, il me tardait de voir ce film et j’ai passé un excellent moment en sa compagnie.

Alors, passons à mon avis. 

« Je savais que tu avais un secret. Quand tu étais petit, tu étais si insouciant. Mais depuis quelques années, c’est comme si tu retenais ta respiration. »

Ce film aurait pu se cantonner à ne rester qu’à destination des adolescents, pourtant, on se rendra rapidement compte que c’est tout le contraire et qu’il saura toucher bon nombre d’entre nous, des plus jeunes, au plus vieux. Cette période si difficile de nos vies, où l’on n’a pas encore trouvé sa place dans la société, où l’on se construit encore, s’avère souvent difficile, mais c’est d’autant plus le cas, lorsque l’on cache une grande partie de soi, à tout son entourage. Difficile lorsque l’on sait ce que l’on est au fond, mais que l’on a peur de l »avouer à ceux que l’on aime le plus, que l’on a peur du jugement des autres, d’être vu différemment, voire d’être exclu. C’est un portrait extrêmement réaliste de la jeunesse actuelle, avec ses bons et ses mauvais côtés, notamment sur le harcèlement scolaire ou cybernétique, dont nous avons un exemple flagrant et terrifiant, mais malheureusement tellement réaliste. J’ai beaucoup aimé la réalisation de Greg Berlanti, il a fait quelque chose de très moderne, bourré de punch, c’est vif, c’est frais et léger, ça dégage une véritable bonne humeur, une certaine joie de vivre, qui fait du bien. J’aime beaucoup l’atmosphère qui s’en dégage, malgré les difficultés, ce film ne perd jamais cet espoir qui le caractérise tant, ce besoin de s’assumer, de le crier sur tous les toits, ça inspire beaucoup de force et de courage. C’est exactement en cela que le scénario fait mouche, pour faire passer ses messages avec une efficacité redoutable, à travers une intrigue parfaitement rythmée, durant laquelle on ne s’ennuie pas une seconde. C’est beaucoup de rires, mais également et surtout bon nombre d’émotions, à travers des scènes bouleversantes, qui nous feront immanquablement réfléchir, tout en nous montrant la réalité des choses. Les réactions des uns et des autres seront littéralement poignantes, révélatrices de ce qui fait la beauté du monde, mais parfois sa laideur aussi, c’est un condensé de sentiments terriblement intense. Quant au casting, il est parfait, Nick Robinson y est totalement à sa place, le duo Jennifer Garner/Josh Duhamel est excellent et j’ai eu un vrai coup de cœur pour Talitha Bateman.

En bref : Un film qui saura parfaitement représenter les aspects de notre société actuelle, le portrait d’une adolescence pas toujours simple lorsque l’on se sent différent, c’est réaliste, drôle et tendre à la fois !

Sans un Bruit

Réalisation : John Krasinski

Casting : Emily Blunt, John Krasinski, Millicent Simmonds, Noah Jupe, Cade Woodward, Leon Russom, Doris McCarthy…

Nationalité : Américain 

Genre : Épouvante-horreur

Durée : 1h30

Date de sortie : 20 juin 2018

Bande-annonce : https://youtu.be/GzFz9Y6Zkos

Synopsis

Une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures qui attaquent au moindre bruit. S’ils vous entendent, il est déjà trop tard.

Mon avis

Un film bluffant et superbement original !

Voilà sûrement l’un des films que j’attendais le plus et sans aucun doute, l’une de mes plus grosses claques de l’année.

Alors, passons à mon avis.

« Qui sommes-nous si nous ne pouvons pas les protéger ? Nous devons les protéger. »

Avant toute chose, il faut vous signaler que si vous espérez voir un film d’horreur classique, vous pouvez aisément passer votre chemin, parce que celui-ci en est l’exact opposé, je dirai même qu’il réinvente entièrement le genre, pour lui donner toutes ses lettres de noblesse. Ici, tout est novateur, tout prend une nouvelle direction, en commençant par l’univers déjà, un fabuleux mélange entre science-fiction et postapocalyptique. Un monde jamais vu pour le genre, un monde effrayant, un monde anxiogène, oppressant, qui va nous plonger dans un véritable cauchemar aux proportions finalement extrêmement réalistes et c’est bien ça sa plus grande force d’ailleurs. Bien sûr, vous allez me dire que des invasions extraterrestres, on en a vécu des centaines au cinéma et pourtant, jamais aucune n’aura paru si terrifiante, parce qu’elle va toucher à ce qui fait l’un des principes de notre humanité, la communication. Plus aucun son, plus aucun mot échangé, un silence total, une ambiance prégnante, où même nous, nous n’oserons plus respirer, plus bouger, où nos nerfs seront littéralement à vif, plaçant l’angoisse à un niveau hallucinant. Chaque petit bruit, chaque mouvement sera amplifié, nous serons constamment à cran, sursautant au moindre geste brusque, c’est intense et plus stressant que n’importe quoi d’autre. On peut tirer notre chapeau à la réalisation de John Krasinski, il a fait un travail absolument bluffant à mes yeux, maîtrisé d’un bout à l’autre, il a un talent incontestable, un vrai sens artistique, c’est visuellement parfait. Il a eu l’intelligence d’avoir justement dosé ses effets spéciaux, présents exclusivement lorsqu’il s’agit des extraterrestres et croyez-moi, ils sont très réussis, effrayants au possible. En ce qui concerne le scénario, là aussi, il est tout à fait abouti, même si beaucoup auraient aimé en savoir plus quant au commencement, ou auraient préféré une fin moins ouverte, j’ai aimé cette incertitude. Il n’y a pas besoin de tout savoir, le sel de cette histoire n’est pas dans les détails, les nuances qui la composent sont assez percutantes pour que l’on comprenne le nécessaire. Et émotionnellement, ce sera terriblement éprouvant, suivre exclusivement cette famille aura pour conséquences un attachement immédiat et dans leur situation, ce ne sera pas de tout repos pour nos sentiments, les larmes seront d’ailleurs très nombreuses. Quant au casting, là encore, il est exceptionnel, le duo Emily Blunt/John Krasinski est époustouflant et les enfants Millicent Simmonds/Noah Jupe sont tout aussi bluffants.

En bref : Un film d’horreur qui réinvente totalement le genre, unique, il est incroyablement immersif, d’une intensité extraordinaire, il ne nous laissera aucun moment de répit et utilisera l’angoisse avec une efficacité redoutable !

Midnight Sun

Réalisation : Scott Speer

Casting : Bella Thorne, Patrick Schwarzenegger, Rob Riggle, Quinn Shephard, Ken Tremblett, Nicholas Coombe, Suleka Mathew, Paul McGillion…

Nationalité : Américain 

Genre : Drame, romance 

Durée : 1h33

Date de sortie : 13 juin 2018

Bande-annonce : https://youtu.be/mm4Axz5A6Mo

Synopsis

Katie Price, 17 ans, est une adolescente comme les autres, ou presque. Elle ne peut en aucun cas être exposée à la lumière du jour, sous peine d’en mourir. La journée, elle compose et joue de la guitare, et observe le monde depuis sa chambre, notamment Charlie Reed, son voisin. À la nuit tombée, ses rêves prennent vie ! Elle sort chanter dans la gare près de chez elle. Un soir, elle se retrouve face à Charlie. Lui est instantanément sous le charme et se met en tête de la revoir…Pourront-ils s’aimer au grand jour ?

Mon avis

Une romance dramatique bouleversante !

Bien sûr, j’ai eu immédiatement envie de voir ce film et malgré mes nombreuses larmes, c’est un beau coup de cœur.

Alors, passons à mon avis.

« Le plus important, c’est d’avoir quelqu’un avec qui partager tes aventures. »

Pour tout vous avouer, j’avais quelques doutes concernant ce film, peur qu’il soit trop adolescent, trop banal, mais ce fut tout le contraire et d’ailleurs, je ne suis pas sûre d’y avoir survécu à l’âge auquel il est destiné. Parce que oui, même si le public visé est jeune, que les héros le sont aussi, il ne faut vraiment pas oublier que le sujet dont il traite est très loin d’être anodin et je pense qu’il faut y être préparé avant toute chose. La maladie n’est jamais simple à aborder, c’est sûrement d’autant plus le cas lorsqu’elle touche injustement ceux qui auraient dû avoir la vie devant eux. Évidemment, je ne vous cache pas que c’est émotionnellement très dur, cependant, j’ai tout particulièrement aimé la pudeur qui en ressort, le fait de montrer les choses avec subtilité, de ne pas jouer sur un certain voyeurisme morbide, c’est exactement ce qu’il fallait faire. Je pense sincèrement que l’on peut remercier le travail de Scott Speer, qui a fait les choses avec une simplicité nécessaire, il a insufflé une beauté extraordinaire à cet univers. Visuellement, il a réussi à rendre un ensemble extrêmement lumineux, alors que ça aurait pu être si sombre, il a fait en sorte que ce soit au contraire plein de vie et d’espoir. En ce qui concerne le scénario, pas de réelle surprise bien sûr, c’est assez classique du genre, le déroulement est assez simple, mais il n’y a besoin de rien de plus, la sobriété est de mise. L’intrigue n’est pas surprenante en elle-même, mais c’est ce qu’elle véhicule qui en fait toute sa force, pour nous livrer une histoire hors du commun. C’est un sublime condensé d’émotions, un cocktail de sentiments d’une profondeur incroyable, qui nous fera étonnamment beaucoup rire, mais qui nous fera immanquablement pleurer, tout en nous livrant une exceptionnelle leçon de vie. Quant au casting, Bella Thorne est d’un naturel bluffant, Patrick Schwarzenegger est bien meilleur que ce que je pensais et je suis très agréablement surprise par l’interprétation de Rob Riggle.

En bref : Une romance dramatique poignante, qui nous livrera une histoire absolument sublime, bourrée d’émotions, qui saura nous faire rire, nous faire pleurer et nous faire réfléchir !