Green Book : Sur les Routes du Sud

Réalisation : Peter Farrelly

Casting : Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini, Sebastian Maniscalco, Dimiter D. Marinov, P.J. Byrne, Don Stark, David An…

Nationalité : Américain 

Genre : Drame, biopic

Durée : 2h10

Date de sortie : 23 janvier 2019

Bande-annonce : https://youtu.be/QkZxoko_HC0

Synopsis

En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.

Mon avis

Un film poignant et profondément humain !

Ce film faisait partie de ceux qu’il me fallait voir et pour cause, ce fut un coup de cœur absolu.

Alors, passons à mon avis.

« On ne gagne jamais avec la violence. On gagne en restant digne. »

Bien sûr, j’en avais beaucoup entendu parler, de nombreux bons avis et des prix assez prestigieux, pas forcément ce qui me donnait envie, mais c’est vraiment ce qu’il dégageait qui m’avait immédiatement attiré. Et au final, il est incontestablement l’une de mes premières pépites de cette nouvelle année, c’est le genre de film qui ne laissera personne indifférent et qui saura vous marquer de son empreinte pour un sacré moment. C’est l’histoire vraie d’une amitié totalement improbable, mais c’est également le nom d’un livre ayant existé et qui regroupait les établissements dans le sud américain, qui acceptaient les noirs. Nous sommes dans les années 60 et autant vous dire que le racisme est toujours bien présent, surtout dans cette région, mais nous verrons également à quel point il peut être d’une hypocrisie écœurante. Parce que oui, ces messieurs, dames bourgeois se vantaient d’accueillir un pianiste si talentueux, mais une fois son concert fini, il redevenait un moins que rien à leurs yeux, n’ayant pas le droit de manger à leur table ou même d’utiliser les toilettes intérieures. Des exemples parmi tant d’autres dont étaient capables ces bien pensants, des préjugés terribles, des réflexions d’une cruauté sans nom, autant d’humiliations qui vous feront froid dans le dos. Alors, je vous l’accorde, le sujet n’est pas simple, ni le plus joyeux, mais c’est une réalité qu’il est bon de connaître et surtout, sachez également, que ce n’est pas seulement triste. C’est aussi une vraie comédie dans le fond, pas de celles que l’on connaît, mais d’une façon plus subtile, plus franche, un humour tout à fait naturel et une bonne humeur quasiment omniprésente, qui vous donnera toujours le sourire. On peut saluer la réalisation de Peter Farrelly, qui a fait un formidable travail de reconstitution déjà, nous immergeant totalement à cette époque, pour le meilleur ou pour le pire. Visuellement, il n’y a rien à dire, c’est parfaitement maîtrisé, rien n’est surfait, pas besoin d’effets spéciaux ici, tout n’est que pur réalisme, c’est d’une simplicité rafraîchissante et c’est surtout très juste. En ce qui concerne le scénario, c’est celui d’un biopic, un road trip qui sera l’occasion d’être les témoins privilégiés de cette amitié qui s’est construite sur les épreuves et les différences de l’un et de l’autre. Ils vont apprendre à se connaître, à faire abstraction de leurs préjugés, ils vont grandir ensemble, prendre le meilleur chez chacun d’eux, ils vont affronter le quotidien, les brimades, ils vont se défendre contre la haine et ils vont forger des liens extraordinaires. C’est une histoire poignante, qui vous fera passer par mille émotions, beaucoup de colère bien sûr, mais également beaucoup de joie, de sourires et des larmes aussi, parce que ça fait partie de la vie. Quant au casting, c’est une merveille, Viggo Mortensen y est tout simplement excellent, Mahershala Ali est extraordinaire de sincérité et Linda Cardellini est la touche de douceur de l’ensemble.

En bref : Un biopic bouleversant, qui saura nous livrer des messages incroyablement percutants et nous faire partager la puissance d’une amitié qui a surmonté le pire, pour devenir indestructible !

La Mule

Réalisation : Clint Eastwood

Casting : Clint Eastwood, Bradley Cooper, Laurence Fishburne, Michael Peña, Dianne Wiest, Andy Garcia, Ignacio Serricchio, Alison Eastwood…

Nationalité : Américain

Genre : Drame, Biopic

Durée : 1h56

Date de sortie : 23 janvier 2019

Bande-annonce : https://youtu.be/bGgyUSO24BA

Synopsis

À plus de 80 ans, Earl Stone est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d’être saisie. Il accepte alors un boulot qui – en apparence – ne lui demande que de faire le chauffeur. Sauf que, sans le savoir, il s’est engagé à être passeur de drogue pour un cartel mexicain. Extrêmement performant, il transporte des cargaisons de plus en plus importantes. Ce qui pousse les chefs du cartel, toujours méfiants, à lui imposer un « supérieur » chargé de le surveiller. Mais ils ne sont pas les seuls à s’intéresser à lui : l’agent de la DEA Colin Bates est plus qu’intrigué par cette nouvelle « mule ». Entre la police, les hommes de main du cartel et les fantômes du passé menaçant de le rattraper, Earl est désormais lancé dans une vertigineuse course contre la montre…

Mon avis

Un film bouleversant et poignant !

Sans aucune surprise, c’est un film que j’attendais de voir avec impatience et encore une fois, je ne suis pas déçue.

Alors, passons à mon avis.

« Pour ce que ça vaut, je suis désolé pour tout. »

Décidément, Clint Eastwood a un véritable don pour nous livrer des sujets totalement atypiques, pour pouvoir mettre le doigt sur ce qui ne va pas et ainsi, nous faire passer des messages essentiels. Ici et comme souvent, il a choisi de nous parler d’une histoire vraie, qui peut vous paraître un peu folle, mais sachez pourtant que tout est bien réaliste, c’est bien pour ça qu’il est aussi percutant. Lorsque l’on pense cartel de drogue, notamment l’un des plus grands existants, on a beaucoup de mal à y associer l’image d’un papy de 90 ans, que l’on verrait plutôt bien tranquillement chez lui. Mais lorsque la crise américaine tape à sa porte, lui faisant perdre absolument tout ce qu’il avait, il décide bien malgré lui de plonger dans cet univers, en devenant l’un des meilleurs passeurs de drogue. C’est un monde très sombre et pourtant, la bonhomie de cet homme va nous le rendre plus agréable, on ne s’attend tellement pas à s’attacher à des membres d’un cartel aussi violent, mais la relation qu’ils ont avec ce vieil homme est profondément belle et touchante. C’est un vrai paradoxe, pourtant, cette amitié improbable existe bel et bien, ils se respectaient, s’entraidaient même, il y avait une vraie confiance entre eux, c’était presque une famille. Et à travers ce parcours totalement atypique, il nous parlera aussi de l’importance de la famille, d’une génération qui pensait qu’une bonne situation était plus important que tout, à défaut d’avoir une vie de famille, c’est un formidable témoignage de reconstruction. C’est une magnifique preuve de pardon, qui nous montre qu’il n’est jamais trop tard pour bien agir, pour reprendre sa place dans sa famille, même si on n’oublie pas, il est possible de continuer à avancer ensemble. Visuellement, c’est également une superbe réussite, la sobriété qu’il y a dans l’image, lui donne toute sa force, rien n’est surfait, quasiment aucun effets spéciaux, pour un résultat le plus naturel possible. En revanche, tout n’est pas tout rose non plus, c’est un univers très difficile, où la violence est omniprésente, il y a évidemment quelques scènes difficiles, mais là aussi, nous ne sommes aucunement dans la surenchère. En ce qui concerne le scénario, en soi, il peut être assez simple, c’est un biopic, alors, il suffit de se laisser porter par cette histoire vraie pleine de rebondissements. Effectivement, le début peut vous paraître un peu long, mais finalement, très vite les choses s’accélèrent, le rythme de l’intrigue est assez intense, c’est prenant, c’est même assez stressant, on aura la peur au ventre à quelques reprises. Et émotionnellement, c’est d’ailleurs une sacrée claque, comme toujours d’ailleurs, malgré une véritable pointe d’humour, je ne vous cache pas que les larmes seront présentes, notamment pour cette fin absolument poignante. Quant au casting, il est parfait, quel plaisir de voir le grand Clint Eastwood devant la caméra et j’ai également  beaucoup aimé le rôle de Bradley Cooper.

En bref : Un biopic original, une histoire vraie qui permet de nous livrer des messages extrêmement forts, nous montrant également ce que notre société actuelle nous pousse parfois à faire pour survivre !

Creed 2

Réalisation : Steven Caple Jr

Casting : Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson, Phylicia Rashad, Dolph Lundgren, Florian Munteanu, Russell Hornsby, Wood Harris…

Nationalité : Américain 

Genre : Drame, action

Durée : 2h10

Date de sortie : 9 janvier 2019

Bande-annonce : https://youtu.be/AdS5ux3G-Gc

Synopsis

La vie est devenue un numéro d’équilibriste pour Adonis Creed. Entre ses obligations personnelles et son entraînement pour son prochain grand match, il est à la croisée des chemins. Et l’enjeu du combat est d’autant plus élevé que son rival est lié au passé de sa famille. Mais il peut compter sur la présence de Rocky Balboa à ses côtés : avec lui, il comprendra ce qui vaut la peine de se battre et découvrira qu’il n’y a rien de plus important que les valeurs familiales.

Mon avis

Un second opus encore plus émouvant !

Ah, celui-là, il me tardait de le voir et sans surprise, ce fut un beau coup de cœur, encore meilleur à mes yeux.

Alors, passons à mon avis.

« Sur le ring, tu as des règles. Dehors, tu n’as rien. La vie te frappe avec tous ses coups bas. »

Je ne suis pas forcément une grande fan de la saga « Rocky », je ne les ai d’ailleurs pas tous vus, mais le premier opus de « Creed » a été une véritable révélation pour moi, un coup de foudre, alors cette suite, je l’attendais de pied ferme. Et encore une fois, la magie a fonctionné, je l’ai même beaucoup plus apprécié, sûrement parce que l’on s’est attaché aux personnages, il en est bien plus intense émotionnellement. Effectivement, j’ai trouvé cette suite vraiment plus tournée vers l’humain, tout est plus fort, les faiblesses, les forces, l’envie de vaincre, l’amour et même l’adversité, tout est plus approfondi. Une intensité que l’on ressent également lors des combats, que j’ai trouvé encore meilleurs, l’immersion se fait d’autant plus, on s’y sent plus investi, on a vraiment cette impression d’être au cœur de l’action. Pour tout vous dire, on a même la sensation de participer pleinement, d’esquiver les coups, d’avoir mal quand ils atteignent leur but, si vous êtes comme moi, vous en sortirez même essoufflés. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la réalisation de Steven Caple Jr, très moderne visuellement, il a su parfaitement exposé le paradoxe de ce sport, le show d’un côté, mais l’aspect très brut de l’autre. On se rend compte ici, d’à quel point ce milieu peut être fastueux, que l’argent coule à flots et pas toujours pour les premiers concernés, c’est même assez écœurant par instants. En ce qui concerne le scénario, bien sûr ce n’est pas forcément la panacée, c’est tout à fait classique de la saga, le déroulement est à peu de chose prêt le même, mais ça fonctionne toujours aussi bien. Néanmoins, la force de celui-ci réside avant tout dans l’histoire, dans ce combat qui cache finalement beaucoup plus, presque une vengeance pour chacun d’eux, une façon de prouver quelque chose. Pour le coup, bien sûr que l’on veut voir Creed gagner, mais sachez tout de même que malgré le passé, on aura une vraie compassion pour Drago, pour son vécu, qui s’avère bien plus difficile que ce que l’on pouvait penser et ça, c’est plutôt rare. Alors, vous l’aurez compris, émotionnellement, c’est un cocktail assez détonnant, je ne vous cache pas avoir pleuré, souvent, parce que de nombreuses scènes sont poignantes et surtout, pour le choix de cette bande originale, avec laquelle on s’envole littéralement. Quant au casting, encore une fois, il est parfait, Michael B. Jordan est toujours aussi excellent, Tessa Thompson est tout aussi sublime, Sylvester Stallone est égal à lui-même et mention spéciale pour le très impressionnant Florian Munteanu.

En bref : Un second opus plus bouleversant, beaucoup plus intense dans les bons, comme dans les mauvais moments, plus immersif encore et qui a su nous partager une histoire tout en puissance !

Undercover : Une Histoire Vraie

Réalisation : Yann Demange

Casting : Matthew McConaughey, Richie Merritt, Bel Powley, Jennifer Jason Leigh, Brian Tyree Henry, Rory Cochrane, RJ Cyler, Jonathan Majors…

Nationalité : Américain

Genre : Drame

Durée : 1h51

Date de sortie : 2 janvier 2019

Bande-annonce : https://youtu.be/9hphq0qmzCM

Synopsis

À Détroit, dans les années 80, au plus fort de la guerre contre l’épidémie de crack, voici l’histoire vraie d’un père d’origine modeste, Richard Wershe, et de son fils, Rick Jr., un adolescent qui fut informateur pour le compte du FBI, avant de devenir lui-même trafiquant de drogue, et qui, abandonné par ceux qui l’avaient utilisé, fut condamné à finir ses jours en prison.

Mon avis

Un film révoltant et éprouvant !

Ce film est quasiment passé inaperçu, mais il me tentait beaucoup, j’y suis finalement allée et je ne regrette absolument pas.

Alors, passons à mon avis.

« Quand je t’ai vu, j’ai su que tu serais plus grand que moi. »

Voilà une histoire vraie qui ne laissera personne indifférent, difficile, percutante, d’une injustice terrible, elle sera le témoin d’une société américaine en décrépitude, qui ne fait rien pour arranger les choses. Rien que le cadre donne le ton, Détroit, ville ô combien florissante à ses débuts, mais qui a subi de plein fouet la crise américaine, devenue quasiment une ville fantôme, les habitants y sont dans une misère absolue, n’ayant comme choix de vie que de tomber dans la drogue ou dans la délinquance. Voir ces conditions dont on ne fait qu’entendre parler habituellement, est un vrai choc, je ne m’imaginais que c’était à ce point-là, que personne ne faisait rien pour les aider, mais qu’au contraire, on les pousse parfois à rester dans cette voie. Parce que oui, à défaut d’agir, le gouvernement incite certains habitants à servir d’informateur, les plongeant d’autant plus profondément dans ce terrible milieu, pour finalement les abandonner en s’en lavant les mains. Pour être honnête avec vous, l’image de la justice en prend également un sacré coup, on se rend compte d’à quel point elle est parfois improbable, on ne comprend même pas la logique que l’on nous sert, c’est simplement écœurant. Nous allons alors plonger dans un univers très sombre, trafic de drogue, d’armes, conflits entre gangs, meurtres, tout ça aux yeux de tous, sans que personne ne fasse rien, laissant les habitants totalement démunis face à cette violence. J’aimerais vraiment souligner la réalisation de Yann Demange, qui nous montre sans aucun détour, sans rien nous cacher, c’est parfois très cru visuellement, mais c’est d’un réalisme saisissant. Très peu d’effets spéciaux donc, il a misé sur quelque chose de plus vrai, rien n’est surfait, tout est presque brut, à l’image de cette ville, rien n’est dans la demi-mesure, tout nous est exposé dans sa plus simple nudité, des ravages de la drogue, au faste d’une vie de dealer. En ce qui concerne le scénario, sachant que c’est une histoire vraie, le déroulement en est plus simplifié, mais il n’en est pas pour autant moins rythmé, d’ailleurs, on ne s’y ennuie pas une seconde, c’est même assez stressant. C’est une histoire absolument dramatique, la vie d’un ado, qui avait toute sa vie devant lui, mais qui va être poussé toujours plus loin dans un monde si sombre, par des flics qui n’en ont clairement rien à faire, tant qu’ils ont des résultats. Très honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi dur, cette injustice sera profondément révoltante, elle nous laissera clairement avec un sentiment amer sur la vision du monde, c’est assez bouleversant et poignant. Quant au casting, il est absolument parfait, Matthew McConaughey est encore une fois excellent, Richie Merritt m’a pas mal bluffé et j’ai beaucoup aimé le rôle assez complexe de Bel Powley.

En bref : Un film au contexte très noir, qui nous offre un regard cru sur la société américaine et sur sa justice plus que douteuse, nous livrant une histoire vraie assez intense !

Unfriended : Dark Web

Réalisation : Stephen Susco

Casting : Kurt Carley, Colin Woodell, Betty Gabriel, Stephanie Nogueras, Rebecca Rittenhouse, Andrew Lees, Connor Del Rio, Savira Windyani…

Nationalité : Américain

Genre : Épouvante-horreur, thriller

Durée : 1h28

Date de sortie : 26 décembre 2018

Bande-annonce : https://youtu.be/ZjxAuhN4gso

Synopsis

Un jeune homme trouve un ordinateur portable et, innocemment, le ramène chez lui. Dans les dossiers, il déniche d’inquiétants fichiers cachés qu’il s’empresse de montrer à ses amis sur Skype. Sans le vouloir, tous se retrouvent dans les tréfonds du Dark Web et découvrent rapidement que quelqu’un les observe et que cet inconnu est prêt à tout pour récupérer son portable et protéger ses secrets.

Mon avis

Un film assez original et stressant !

Pour tout vous dire, je suis allée voir ce film par pure curiosité et très étonnamment, j’ai  passé un bon moment.

Alors, passons à mon avis.

Effectivement, je n’étais pas particulièrement emballée, la bande-annonce ne m’avait pas forcément plu et honnêtement, je m’attendais clairement à voir un énième classique du genre, ennuyeux à mourir, mais finalement, ce n’est pas le cas. En revanche, je suis assez dubitative quant à sa classification, à mon sens, c’est loin d’être un film d’horreur, il tient plus du thriller, avec une petite touche de slasher peut-être, mais ça s’arrête là. Alors, à partir de là, ne vous attendez pas à avoir peur, vous serez forcément déçus, mais pour autant, il est quand même extrêmement stressant et prenant. Tout est dans l’atmosphère, dès le début, l’ambiance s’épaissit, c’est sûrement ce qui est le plus réussi, au fil des minutes, ça devient de plus en plus oppressant, c’est presque étouffant même. C’est avant tout grâce à la réalisation de Stephen Susco, qui a choisi de ne travailler qu’à travers les technologies modernes, tout est vu par l’œil de webcams, ou de caméras de surveillance, exclusivement sur ordinateur. Déstabilisant pour certains, c’est vrai qu’il faut s’y faire, mais très rapidement, on se rend compte que c’est justement par ce biais que l’angoisse se met en place petit à petit. En réalité, grâce à cette technique, notre champ de vision se voit considérablement restreint et par conséquent on voit très peu de choses, si ce n’est exclusivement ce qu’il se passe au centre de l’image, notre imagination fait tout le travail. On est plus à l’affût, le moindre son ou mouvement fait augmenter notre stress, c’est finalement encore plus immersif et j’avoue que c’est vraiment une excellente idée dans ce cadre en particulier. En ce qui concerne le scénario, il pourra vous paraître assez classique en apparences, mais sachez qu’il est beaucoup plus surprenant qu’il ne le laisse penser. Pour tout vous dire, l’intrigue démarre vraiment classiquement, au départ, j’ai même eu très peur de voir un simple slasher, mais très rapidement, le thriller prend le pas sur l’histoire, pour nous révéler un récit beaucoup plus complexe, plus sombre et surtout bien plus effrayant. Ce qui se dessine sous nos yeux fait froid dans le dos, c’est vraiment glauque et surtout, on ne peut s’empêcher de penser que c’est ne pas si invraisemblable que ça et que dans notre société actuelle, c’est bien possible. Quant au casting, il est plutôt correct, bien que personne ne se détache du lot, Colin Woodell est plutôt bon.

En bref : Un film plus original que ce que l’on pouvait penser, un thriller plus qu’un film d’horreur, incroyablement stressant, il nous fera vivre une histoire bien sombre et oppressant !