Mia et le Lion Blanc

Réalisation : Gilles de Maistre

Casting : Daniah De Villiers, Mélanie Laurent, Langley Kirkwood, Brandon Auret, Ryan McLennan, Tessa Jubber, Lionel Newton, Lillian Dube…

Nationalité : Français, allemand, sud-africain

Genre : Drame

Durée : 1h37

Date de sortie : 26 décembre 2018

Bande-annonce : https://youtu.be/g9zPEy2KaPQ

Synopsis

Mia a onze ans quand elle noue une relation hors du commun avec Charlie, un lion blanc né dans la ferme de félins de ses parents en Afrique du Sud. Tous deux grandissent comme frère et sœur et deviennent vite inséparables. Trois ans plus tard, Charlie est devenu un lion imposant. Mia découvre alors le secret que cache la ferme : son père vend les lions à des « chasseurs de trophées ». Mia n’aura désormais qu’une obsession : sauver Charlie, à tout prix.

Mon avis

Un film très fort et émouvant !

Voilà un film qui me parlait beaucoup et qu’il me tardait de voir, ce fut un beau coup de cœur.

Alors, passons à mon avis.

« Une légende n’a pas besoin d’être entièrement vraie pour contenir une part de vérité. C’est à chacun de nous de décider ce que l’on veut croire. »

En grande amoureuse des animaux, ce film m’était forcément destiné, je pense que l’on a tous rêvé d’être aussi proches d’un animal sauvage, de grandir avec lui, de le suivre dans toutes les étapes, de cajoler une si adorable boule de poil, qui ne reste pas longtemps si petite d’ailleurs. Bien sûr, au premier abord, ça fait tellement envie, je défie quiconque de résister à ce lionceau blanc, on a qu’une envie, c’est de pouvoir avoir le même, mais très vite la réalité des choses nous rattrape. On se rend rapidement compte que tout n’est pas tout rose, que sous couvert de protéger cette faune locale, de lourds secrets se cachent derrière et c’est un monde bien cruel qui se révèle à nous. C’est un sujet éprouvant qui est abordé, la chasse, ou si vous le permettez, l’exécution pure et simple, d’animaux sauvages, tués pour le bon plaisir d’hommes et de femmes riches, juste pour en faire des trophées. On sait évidemment que ça existe, mais en être témoins, voir que là-bas, c’est monnaie courante et que tout le monde se tait, parce que chacun y trouve son compte, c’est absolument écœurant, révoltant, on a autant envie de pleurer, que de hurler de colère. Évidemment, c’est traité avec subtilité, je vous rassure, on ne voit pas d’éléments trop choquants, mais une scène reste très difficile à supporter, en tout cas, ce fut mon cas. J’aimerais vraiment saluer le travail de Gilles de Maistre, qui a réussi à nous parler d’un pays aussi extraordinaire, que parfois inhumain, avec une vérité et une justesse vraiment saisissantes. Visuellement, c’est un voyage absolument sublime, des paysages époustouflants, nous plongeons avec bonheur dans ces savanes africaines, côtoyant des animaux impressionnants et qu’il fait bon de voir dans leur milieu naturel. Son intrigue est formidablement menée, on s’attache immédiatement à ce duo totalement improbable, mais qui fonctionne pourtant si bien, nous sommes totalement investis par cette mission de sauvetage. C’est une aventure incroyablement belle, une amitié qui va au-delà des frontières, une preuve d’humanité dans ce monde d’horreur, un magnifique message pour les générations à venir, qui représentent l’espoir qu’il est possible d’agir. Alors, croyez-moi, émotionnellement, c’est une sacrée claque, inutile de dire que c’est inévitablement bouleversant, que les larmes seront au rendez-vous, mais il y a également beaucoup de rires et de joie. Quant au casting, il est assez bluffant, Daniah De Villiers y est vraiment époustouflante, j’ai beaucoup aimé Ryan McLennan également et comme d’habitude, vrai coup de cœur pour Mélanie Laurent.

En bref : Un film visuellement magique, qui vous fera voyager à travers un pays d’une beauté à couper le souffle, mais qui vous en montrera également le pire visage et vous livrera ainsi un message d’une importance cruciale !

Glass

Réalisation : M. Night Shyamalan

Casting : James McAvoy, Bruce Willis, Anya Taylor-Joy, Sarah Paulson, Samuel L. Jackson, Charlayne Woodard, Spencer Treat Clark, Luke Kirby…

Nationalité : Américain 

Genre : Thriller, fantastique

Durée : 2h10

Date de sortie : 16 janvier 2019

Bande-annonce : https://youtu.be/974RoS52jsw

Synopsis

Peu de temps après les événements relatés dans Split, David Dunn – l’homme incassable – poursuit sa traque de La Bête, surnom donné à Kevin Crumb depuis qu’on le sait capable d’endosser 23 personnalités différentes. De son côté, le mystérieux homme souffrant du syndrome des os de verre Elijah Price suscite à nouveau l’intérêt des forces de l’ordre en affirmant détenir des informations capitales sur les deux hommes…

Mon avis

Un film absolument bluffant !

Voilà incontestablement l’un des films que j’attendais le plus et autant dire qu’il fut un coup de cœur.

Alors, passons à mon avis.

« Ce n’est pas un dessin animé. C’est la réalité. »

Si comme moi, vous êtes allés voir « Split » tout à fait innocemment, mais que durant cette fameuse scène post-générique, vous avez quasiment hurlé de surprise et crié au génie, lorsque vous avez compris le lien avec « Incassable », vous aviez forcément hâte de voir cette suite. Eh oui, bien plus que des films solitaires, c’est en réalité une véritable trilogie qui voit sa conclusion se terminer ici, une trilogie qui aura marqué mon parcours de cinéphile du premier au dernier et que je n’oublierai pas de sitôt. Une œuvre à part entière, qui donne un tout autre sens au concept de super-héros, très éloignée de ce qui se fait maintenant, qui n’est pas aussi spectaculaire, mais qui pour autant, est incroyablement plus percutante. Ici, pas de pouvoirs extravagants, mais quelque chose de beaucoup subtil, des dons, ou des malédictions pour certains, qui touchent le commun des mortels et auxquels nous pouvons aisément croire, tant ils nous paraissent réalistes. Ils ne sont pas au-devant de la scène, ils vivent et agissent dans l’ombre, parce que la société n’est pas prête pour eux, ils sont comme vous et moi, mais ils sont également beaucoup plus que ça. Je ne vous cache pas que c’est également beaucoup plus sombre, plus à l’image d’un « Watchmen » par exemple, il n’hésite pas à nous montrer les failles et les faiblesses de ces héros, nous prouver qu’au fond ils sont simplement humains et qu’ils sont vulnérables. En grande fan du travail de M. Night Shyamalan, j’ai retrouvé ici ce que j’aimais tant, on reconnaît totalement sa patte, ce talent inné qu’il a de toujours nous surprendre, nous faire plonger tête baissée dans son univers, pour toujours nous bluffer à la fin. Visuellement, il n’y a absolument rien à dire, c’est parfait, c’est maîtrisé, l’ambiance est incroyablement immersive, elle a une véritable identité, une signature propre à l’image, dans ses couleurs, c’est absolument dingue. Les effets spéciaux sont également d’une excellente qualité, là aussi, pas aussi nombreux que ce qui se fait habituellement, mais c’est justement ce qui en fait toute sa force, c’est en cela qu’il est plus percutant. En ce qui concerne le scénario, il est tout aussi génial que le reste, on reprend là où l’on s’était arrêté et on découvre enfin tout le potentiel de cette intrigue et comment vous dire que l’on en prend plein les yeux. Impossible d’imaginer une seconde où tout ça va nous mener, on se laisse porter, nous sommes les simples spectateurs d’une catastrophe que l’on sent arriver, mais que l’on ne parvient pas à saisir réellement. Vous ne vous ennuierez pas une seconde, le stress ira crescendo, plus on s’approche de la fin et plus on entrevoit une vérité se dessiner, mais lorsque l’on comprendra toute l’ampleur de cette histoire, c’est le choc qui sera prédominant. Alors, je vous garantis qu’émotionnellement, c’est une sacrée claque, je ne m’y attendais vraiment pas et pourtant, j’ai été totalement prise dans le feu de l’action, pour finalement finir en larmes. Quant au casting, il est exceptionnel, James McAvoy y est absolument magistral, Bruce Willis revient en force, Anya Taylor-Joy est d’une incroyable justesse et Samuel L. Jackson est toujours aussi froidement effrayant.

En bref : Un film qui vient clore une trilogie que personne n’attendait, une dernière aventure d’une intensité rare, qui saura nous donner une vision tellement plus humaine et bouleversante des héros !

Green Book : Sur les Routes du Sud

Réalisation : Peter Farrelly

Casting : Viggo Mortensen, Mahershala Ali, Linda Cardellini, Sebastian Maniscalco, Dimiter D. Marinov, P.J. Byrne, Don Stark, David An…

Nationalité : Américain 

Genre : Drame, biopic

Durée : 2h10

Date de sortie : 23 janvier 2019

Bande-annonce : https://youtu.be/QkZxoko_HC0

Synopsis

En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.

Mon avis

Un film poignant et profondément humain !

Ce film faisait partie de ceux qu’il me fallait voir et pour cause, ce fut un coup de cœur absolu.

Alors, passons à mon avis.

« On ne gagne jamais avec la violence. On gagne en restant digne. »

Bien sûr, j’en avais beaucoup entendu parler, de nombreux bons avis et des prix assez prestigieux, pas forcément ce qui me donnait envie, mais c’est vraiment ce qu’il dégageait qui m’avait immédiatement attiré. Et au final, il est incontestablement l’une de mes premières pépites de cette nouvelle année, c’est le genre de film qui ne laissera personne indifférent et qui saura vous marquer de son empreinte pour un sacré moment. C’est l’histoire vraie d’une amitié totalement improbable, mais c’est également le nom d’un livre ayant existé et qui regroupait les établissements dans le sud américain, qui acceptaient les noirs. Nous sommes dans les années 60 et autant vous dire que le racisme est toujours bien présent, surtout dans cette région, mais nous verrons également à quel point il peut être d’une hypocrisie écœurante. Parce que oui, ces messieurs, dames bourgeois se vantaient d’accueillir un pianiste si talentueux, mais une fois son concert fini, il redevenait un moins que rien à leurs yeux, n’ayant pas le droit de manger à leur table ou même d’utiliser les toilettes intérieures. Des exemples parmi tant d’autres dont étaient capables ces bien pensants, des préjugés terribles, des réflexions d’une cruauté sans nom, autant d’humiliations qui vous feront froid dans le dos. Alors, je vous l’accorde, le sujet n’est pas simple, ni le plus joyeux, mais c’est une réalité qu’il est bon de connaître et surtout, sachez également, que ce n’est pas seulement triste. C’est aussi une vraie comédie dans le fond, pas de celles que l’on connaît, mais d’une façon plus subtile, plus franche, un humour tout à fait naturel et une bonne humeur quasiment omniprésente, qui vous donnera toujours le sourire. On peut saluer la réalisation de Peter Farrelly, qui a fait un formidable travail de reconstitution déjà, nous immergeant totalement à cette époque, pour le meilleur ou pour le pire. Visuellement, il n’y a rien à dire, c’est parfaitement maîtrisé, rien n’est surfait, pas besoin d’effets spéciaux ici, tout n’est que pur réalisme, c’est d’une simplicité rafraîchissante et c’est surtout très juste. En ce qui concerne le scénario, c’est celui d’un biopic, un road trip qui sera l’occasion d’être les témoins privilégiés de cette amitié qui s’est construite sur les épreuves et les différences de l’un et de l’autre. Ils vont apprendre à se connaître, à faire abstraction de leurs préjugés, ils vont grandir ensemble, prendre le meilleur chez chacun d’eux, ils vont affronter le quotidien, les brimades, ils vont se défendre contre la haine et ils vont forger des liens extraordinaires. C’est une histoire poignante, qui vous fera passer par mille émotions, beaucoup de colère bien sûr, mais également beaucoup de joie, de sourires et des larmes aussi, parce que ça fait partie de la vie. Quant au casting, c’est une merveille, Viggo Mortensen y est tout simplement excellent, Mahershala Ali est extraordinaire de sincérité et Linda Cardellini est la touche de douceur de l’ensemble.

En bref : Un biopic bouleversant, qui saura nous livrer des messages incroyablement percutants et nous faire partager la puissance d’une amitié qui a surmonté le pire, pour devenir indestructible !

La Mule

Réalisation : Clint Eastwood

Casting : Clint Eastwood, Bradley Cooper, Laurence Fishburne, Michael Peña, Dianne Wiest, Andy Garcia, Ignacio Serricchio, Alison Eastwood…

Nationalité : Américain

Genre : Drame, Biopic

Durée : 1h56

Date de sortie : 23 janvier 2019

Bande-annonce : https://youtu.be/bGgyUSO24BA

Synopsis

À plus de 80 ans, Earl Stone est aux abois. Il est non seulement fauché et seul, mais son entreprise risque d’être saisie. Il accepte alors un boulot qui – en apparence – ne lui demande que de faire le chauffeur. Sauf que, sans le savoir, il s’est engagé à être passeur de drogue pour un cartel mexicain. Extrêmement performant, il transporte des cargaisons de plus en plus importantes. Ce qui pousse les chefs du cartel, toujours méfiants, à lui imposer un « supérieur » chargé de le surveiller. Mais ils ne sont pas les seuls à s’intéresser à lui : l’agent de la DEA Colin Bates est plus qu’intrigué par cette nouvelle « mule ». Entre la police, les hommes de main du cartel et les fantômes du passé menaçant de le rattraper, Earl est désormais lancé dans une vertigineuse course contre la montre…

Mon avis

Un film bouleversant et poignant !

Sans aucune surprise, c’est un film que j’attendais de voir avec impatience et encore une fois, je ne suis pas déçue.

Alors, passons à mon avis.

« Pour ce que ça vaut, je suis désolé pour tout. »

Décidément, Clint Eastwood a un véritable don pour nous livrer des sujets totalement atypiques, pour pouvoir mettre le doigt sur ce qui ne va pas et ainsi, nous faire passer des messages essentiels. Ici et comme souvent, il a choisi de nous parler d’une histoire vraie, qui peut vous paraître un peu folle, mais sachez pourtant que tout est bien réaliste, c’est bien pour ça qu’il est aussi percutant. Lorsque l’on pense cartel de drogue, notamment l’un des plus grands existants, on a beaucoup de mal à y associer l’image d’un papy de 90 ans, que l’on verrait plutôt bien tranquillement chez lui. Mais lorsque la crise américaine tape à sa porte, lui faisant perdre absolument tout ce qu’il avait, il décide bien malgré lui de plonger dans cet univers, en devenant l’un des meilleurs passeurs de drogue. C’est un monde très sombre et pourtant, la bonhomie de cet homme va nous le rendre plus agréable, on ne s’attend tellement pas à s’attacher à des membres d’un cartel aussi violent, mais la relation qu’ils ont avec ce vieil homme est profondément belle et touchante. C’est un vrai paradoxe, pourtant, cette amitié improbable existe bel et bien, ils se respectaient, s’entraidaient même, il y avait une vraie confiance entre eux, c’était presque une famille. Et à travers ce parcours totalement atypique, il nous parlera aussi de l’importance de la famille, d’une génération qui pensait qu’une bonne situation était plus important que tout, à défaut d’avoir une vie de famille, c’est un formidable témoignage de reconstruction. C’est une magnifique preuve de pardon, qui nous montre qu’il n’est jamais trop tard pour bien agir, pour reprendre sa place dans sa famille, même si on n’oublie pas, il est possible de continuer à avancer ensemble. Visuellement, c’est également une superbe réussite, la sobriété qu’il y a dans l’image, lui donne toute sa force, rien n’est surfait, quasiment aucun effets spéciaux, pour un résultat le plus naturel possible. En revanche, tout n’est pas tout rose non plus, c’est un univers très difficile, où la violence est omniprésente, il y a évidemment quelques scènes difficiles, mais là aussi, nous ne sommes aucunement dans la surenchère. En ce qui concerne le scénario, en soi, il peut être assez simple, c’est un biopic, alors, il suffit de se laisser porter par cette histoire vraie pleine de rebondissements. Effectivement, le début peut vous paraître un peu long, mais finalement, très vite les choses s’accélèrent, le rythme de l’intrigue est assez intense, c’est prenant, c’est même assez stressant, on aura la peur au ventre à quelques reprises. Et émotionnellement, c’est d’ailleurs une sacrée claque, comme toujours d’ailleurs, malgré une véritable pointe d’humour, je ne vous cache pas que les larmes seront présentes, notamment pour cette fin absolument poignante. Quant au casting, il est parfait, quel plaisir de voir le grand Clint Eastwood devant la caméra et j’ai également  beaucoup aimé le rôle de Bradley Cooper.

En bref : Un biopic original, une histoire vraie qui permet de nous livrer des messages extrêmement forts, nous montrant également ce que notre société actuelle nous pousse parfois à faire pour survivre !

Creed 2

Réalisation : Steven Caple Jr

Casting : Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson, Phylicia Rashad, Dolph Lundgren, Florian Munteanu, Russell Hornsby, Wood Harris…

Nationalité : Américain 

Genre : Drame, action

Durée : 2h10

Date de sortie : 9 janvier 2019

Bande-annonce : https://youtu.be/AdS5ux3G-Gc

Synopsis

La vie est devenue un numéro d’équilibriste pour Adonis Creed. Entre ses obligations personnelles et son entraînement pour son prochain grand match, il est à la croisée des chemins. Et l’enjeu du combat est d’autant plus élevé que son rival est lié au passé de sa famille. Mais il peut compter sur la présence de Rocky Balboa à ses côtés : avec lui, il comprendra ce qui vaut la peine de se battre et découvrira qu’il n’y a rien de plus important que les valeurs familiales.

Mon avis

Un second opus encore plus émouvant !

Ah, celui-là, il me tardait de le voir et sans surprise, ce fut un beau coup de cœur, encore meilleur à mes yeux.

Alors, passons à mon avis.

« Sur le ring, tu as des règles. Dehors, tu n’as rien. La vie te frappe avec tous ses coups bas. »

Je ne suis pas forcément une grande fan de la saga « Rocky », je ne les ai d’ailleurs pas tous vus, mais le premier opus de « Creed » a été une véritable révélation pour moi, un coup de foudre, alors cette suite, je l’attendais de pied ferme. Et encore une fois, la magie a fonctionné, je l’ai même beaucoup plus apprécié, sûrement parce que l’on s’est attaché aux personnages, il en est bien plus intense émotionnellement. Effectivement, j’ai trouvé cette suite vraiment plus tournée vers l’humain, tout est plus fort, les faiblesses, les forces, l’envie de vaincre, l’amour et même l’adversité, tout est plus approfondi. Une intensité que l’on ressent également lors des combats, que j’ai trouvé encore meilleurs, l’immersion se fait d’autant plus, on s’y sent plus investi, on a vraiment cette impression d’être au cœur de l’action. Pour tout vous dire, on a même la sensation de participer pleinement, d’esquiver les coups, d’avoir mal quand ils atteignent leur but, si vous êtes comme moi, vous en sortirez même essoufflés. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la réalisation de Steven Caple Jr, très moderne visuellement, il a su parfaitement exposé le paradoxe de ce sport, le show d’un côté, mais l’aspect très brut de l’autre. On se rend compte ici, d’à quel point ce milieu peut être fastueux, que l’argent coule à flots et pas toujours pour les premiers concernés, c’est même assez écœurant par instants. En ce qui concerne le scénario, bien sûr ce n’est pas forcément la panacée, c’est tout à fait classique de la saga, le déroulement est à peu de chose prêt le même, mais ça fonctionne toujours aussi bien. Néanmoins, la force de celui-ci réside avant tout dans l’histoire, dans ce combat qui cache finalement beaucoup plus, presque une vengeance pour chacun d’eux, une façon de prouver quelque chose. Pour le coup, bien sûr que l’on veut voir Creed gagner, mais sachez tout de même que malgré le passé, on aura une vraie compassion pour Drago, pour son vécu, qui s’avère bien plus difficile que ce que l’on pouvait penser et ça, c’est plutôt rare. Alors, vous l’aurez compris, émotionnellement, c’est un cocktail assez détonnant, je ne vous cache pas avoir pleuré, souvent, parce que de nombreuses scènes sont poignantes et surtout, pour le choix de cette bande originale, avec laquelle on s’envole littéralement. Quant au casting, encore une fois, il est parfait, Michael B. Jordan est toujours aussi excellent, Tessa Thompson est tout aussi sublime, Sylvester Stallone est égal à lui-même et mention spéciale pour le très impressionnant Florian Munteanu.

En bref : Un second opus plus bouleversant, beaucoup plus intense dans les bons, comme dans les mauvais moments, plus immersif encore et qui a su nous partager une histoire tout en puissance !