Réalisation : Alice Vial
Casting : Jonathan Cohen, Magalie Lépine Blondeau, Florence Janas, Jean-Christophe Folly, Anne Benoit, Afida Tahri, Eric Naggar, Nanou Garcia…
Nationalité : Français
Genre : Comédie dramatique, fantastique
Durée : 1h38
Date de sortie : 17 décembre 2025
Tout public
Synopsis
Elsa, 40 ans, célibataire, a renoncé aux histoires d’amour. Un don un peu spécial la garde à distance des autres, elle peut voir et parler aux morts. Pourtant un soir elle rencontre Oscar, un homme drôle et charmant, qui lui fait espérer à nouveau que tout est possible.
Mon avis
Un film bouleversant de poésie !
La bande-annonce m’a immédiatement attirée et j’en suis ressortie complètement bouleversée.
« Est-ce que tu acceptes de faire partie des vivants ? »
Il n’est jamais évident de parler de la mort, sujet tabou s’il en est, parce que nous n’avons pas envie de penser à notre propre fin bien sûr, mais ici, on parvient à l’aborder avec beaucoup de douceur, de poésie, avec une petite pointe de fantastique également, tout en étant dans une justesse profondément belle. Le fait de voir, de parler aux morts, a déjà été vu plusieurs fois, au cinéma ou en séries, en cela, c’est un mécanisme que l’on connait déjà, pourtant, dans ce cadre, c’est un élément qui revêt un tout autre angle de vue, qui, loin de se focaliser sur la mort, permet au contraire de glorifier la vie, de profiter d’elle tant que nous en avons la possibilité et de ne jamais rien regretter. Alors, on ne va pas se mentir, les sujets restent éprouvants, néanmoins, ils ne sont jamais traités dramatiquement, ne tombant jamais dans le pathos, ils viennent au contraire apporter tant de lumière, tant d’espoir, qu’ils sauront apaiser les cœurs, autant que les âmes. C’est avec une douceur, une sensibilité innée, que nous plongerons dans cet univers, tout en délicatesse, la maladie, les soins palliatifs, ceux qui restent et qui souffrent parfois plus que ceux qui partent, c’est apprendre à dire adieu, parce que nous ne pouvons pas vivre dans le souvenir, qu’il faut savoir rester parmi les vivants, continuer à se battre et rendre le plus bel hommage qui soit à ceux que nous avons laissé partir. La réalisation d’Alice Vial est d’une beauté extraordinaire, tout en simplicité, épurée, elle mise sur la lumière, l’authenticité, sans jamais en faire trop, elle avance avec une délicatesse, une sensibilité, tout est fait avec subtilité et sans aucune grandiloquence, le vrai, l’authentique. En ce qui concerne le scénario, il peut paraître assez classique, pourtant, il est là encore, d’une intelligence extraordinaire dans son écriture, d’une justesse incroyable, son intrigue nous prend immédiatement dans ses filets, elle saura nous faire rire, autant que nous bouleverser aux larmes, dans un récit d’une humanité poignante et qui saura parler directement à l’âme. Quant au casting, il est d’une perfection absolue, je fais la découverte incroyable d’une Magalie Lépine Blondeau saisissante de talent et Jonathan Cohen signe à mon sens, l’un de ses meilleurs rôles.
En bref : Un film qui aborde un sujet tabou s’il en est, la mort n’est jamais une évidence, parce que personne ne veut y penser, pourtant ici, elle permet de mettre en avant plus que jamais la vie, de la glorifier, sans jamais tomber dans la tragédie, dans le pathos, c’est un récit qui saura nous bouleverser, mais aussi nous faire rire et dont la lumière est ce qui nous restera longtemps en mémoire !