Réalisation : Joséphine Japy
Casting : Mélanie Laurent, Pierre-Yves Cardinal, Sarah Pachoud, Angelina Woreth, Félix Kysyl, Stéphane Varupenne, Anne Loiret, Thomas Gioria…
Nationalité : Français
Genre : Drame
Durée : 1h40
Date de sortie : 31 décembre 2025
Tout public
Synopsis
Qui Brille au Combat est le sens étymologique du prénom Bertille, la plus jeune des deux sœurs de la famille Roussier, atteinte d’un handicap lourd au diagnostic incertain. La famille vit dans un équilibre fragile autour de cet enfant qui accapare les efforts et pensées de chacun, et qui pourrait perdre la vie à tout moment.
Mon avis
Un film bouleversant d’authenticité !
J’ai tout de suite voulu le voir et je suis ressortie forte d’émotions et riche de réflexions.
« Son monde est merveilleux et nous en faisons partie. »
Ce film, c’est le parcours de vie de toute une famille, une histoire vraie, celle du handicap, d’une maladie rare, inconnue de tous, qui vient vous frapper sans crier gare, comme ça, du jour au lendemain, tout dérape, une petite fille, la deuxième de la fraterie, tout va bien, jusqu’au moment où quelque chose cloche et c’est le début d’une spirale infernale qui vous fait sortir de la normalité. À partir de cet instant, vous sortez du cadre de la famille classique, plus personne ne vous regarde de la même manière, la pitié, le jugement, étrange, bizarre, vous devenez presque effrayant, comme si c’était contagieux et comme si ce n’était pas assez difficile, vous êtes mis de côté peu à peu, en marge d’une société qui ne comprend pas, qui ne fait pas l’effort de comprendre. Mais plus qu’un focus sur le handicap seulement, se sont les répercussions sur tout le noyau familial qu’elles entraînent, qui est décortiqué ici, comment un couple peut survivre face à cette épreuve, comment l’autre enfant grandit, sans être le centre de l’attention, comment conserver un semblant de normalité, alors que rien ne l’est vraiment. Des questions que personne ne se pose jusqu’à ce qu’il soit trop tard, pourtant, chacun d’entre nous devrait y être sensibilisé, pour pouvoir aider en cas de besoin, pour pouvoir soutenir, sans jamais juger, sans donner l’impression que la différence en fait un monstre de foire, ou pire, quelqu’un qu’il faut éviter comme la peste sous peine que son sort ne vous touche à votre tour. À la réalisation, c’est Joséphine Japy qui nous livre son premier long métrage et pour plonger dans le grand bain, elle nous offre son histoire personnelle, en toute intimité, c’est son propre regard sur sa situation qu’elle nous expose dans toute sa difficulté, mais aussi avec tout son amour, son humour aussi, parce que même si le quotidien est difficile, il ne manque jamais de lumière, d’éclats de rires, autant que de larmes. Le scénario se fait assez simple, mais l’importance réside dans les mots, dans les émotions traversées, dans cette injustice, mais aussi dans cet amour farouche, cette sœur que l’on protégerait envers et contre tous, du regard des autres, des moqueries, alors, même si rien n’est simple, c’est une différence qui forge le caractère, qui vous pousse en avant, qui vous fait grandir plus vite aussi, mais que finalement, on échangerait contre rien au monde, parce que l’amour est omniprésent. Quant au casting, il est extraordinaire, Mélanie Laurent y est toujours aussi bluffante de talent, Angelina Woreth est d’une crédibilité exemplaire, mais c’est clairement Sarah Pachoud qui crève l’écran dans ce rôle si sensible.
En bref : Un film comme un hommage discret à cette sœur qui a tout changé, celle qui a propulsé toute une famille dans un quotidien loin de la normalité, un quotidien ô combien difficile, fait d’incertitudes, de peurs de l’avenir, mais c’est aussi un quotidien qui rend plus fort, qui vous pousse à réinventer le futur, à trouver le positif dans tous ces petits bonheurs qui vous entourent et surtout, c’est le témoignage d’un amour plus grand que tout le reste !