Brightburn : L’Enfant du Mal

Réalisation : David Yarovesky

Casting : Elizabeth Banks, David Denman, Jackson A. Dunn, Matt L. Jones, Meredith Hagner, Abraham Clinkscales, Christian Finlayson, Jennifer Holland…

Nationalité : Américain 

Genre : Épouvante-horreur

Durée : 1h30

Date de sortie : 26 juin 2019

Bande-annonce : https://youtu.be/0ERCcPiZ5sc

Synopsis

Tori Breyer a perdu tout espoir de devenir mère un jour, quand arrive dans sa vie un mystérieux bébé. Le petit Brandon est tout ce dont elle et son mari, Kyle, ont toujours rêvé : c’est un petit garçon éveillé, doué et curieux de tout. Mais à l’approche de la puberté, quelque chose d’aussi puissant que sinistre se manifeste chez lui. Désormais, Brandon n’agit plus que pour satisfaire ses terribles besoins, et même ses proches sont en grave danger alors que l’enfant miraculeux se transforme en un redoutable prédateur qui se déchaîne sur leur petite ville sans histoire…

Mon avis

Un film délicieusement angoissant !

Autant dire que celui-là, je l’attendais avec impatience et qu’il ne m’a pas déçu une seconde.

« Quoi que tu aies fait, je sais qu’il y a du bon en toi ! »

Vous ne vous êtes jamais demandé comment des pouvoirs presque divins seraient utilisés si un super héros tournait mal, parce que c’est exactement ce qu’il va se passer ici et ça va faire très mal. Le postulat de départ est des plus anodins, c’est à peu de chose près, l’histoire de l’extraterrestre le plus connu du monde, notre cher Superman, sauf que ça finit beaucoup moins bien et que finalement, on se dit que l’on avait de la chance qu’il ait suivi le bon chemin. Mais fatalement, ce film nous fait justement nous demander s’il n’est pas plus logique que ça se termine ainsi, s’il n’est pas plus réaliste que ça puisse arriver et la question est même on ne peut plus pertinente. Oui, lorsque l’on se rend compte que l’on est supérieur en tous points, il est évident que l’instinct premier serait d’écraser ceux qui nous sont inférieurs, parce que nous en avons le pouvoir tout simplement. On ne peut s’empêcher de penser que malgré une éducation saine, aimante, à la découverte de pouvoirs extraordinaires, on se sente investi de puissance et que l’envie d’en profiter va forcément avec, donnant le besoin de toujours plus. Étonnamment, un film qui n’était qu’un divertissement devient une véritable réflexion sur ce que peut engendrer la soif de pouvoir, ce qu’elle peut vous pousser à faire et ça, à n’importe quelle échelle de notre réalité. J’ai beaucoup aimé la réalisation de David Yarovesky, très sombre, elle s’accorde à merveille au genre, pour nous immerger dans un univers auquel on pourrait aisément s’identifier et c’est justement ce qui fait froid dans le dos. Une petite ville perdue, tranquille, sans histoire, comme il y en a des millions, mais qui va très vite être au centre d’un drame épouvantable, c’est angoissant à souhait. L’ambiance y est d’ailleurs merveilleusement bien amenée, elle se met en place doucement, mais très rapidement, elle devient incroyablement oppressante et terriblement noire. Notons également que tous les aspects du film d’horreur sont présents, je ne vous cache pas que quelques scènes sont particulièrement gores et détaillées, alors âmes sensibles, vous êtes prévenues. En ce qui concerne le scénario, bien que pas spécialement novateur de prime abord, il a su devenir des plus intrigants, nous livrant une histoire extrêmement haletante, qui ne nous laissera pas une seconde de répit. Alors, il est évident que l’on ne s’ennuie pas une seconde, le stress ira crescendo, devenant presque suffocant, on ne sait jusqu’où tout cela va nous mener, mais le pire nous attend immanquablement, de cela vous pouvez en être certain. Quant au casting, il est absolument parfait Jackson A. Dunn est effroyablement crédible, j’ai tout simplement adoré le rôle d’Elizabeth Banks et j’ai trouvé David Denman totalement vrai.

En bref : Un film d’horreur tout à fait original, qui revisite avec plus de réalisme le mythe du super héros, qui a su nous pousser dans une réelle réflexion et nous faire partager une histoire très sombre, presque sans aucun espoir !

14 réflexions au sujet de « Brightburn : L’Enfant du Mal »

  1. Comme à chaque fois que tu vas voir un film d’horreur, je passe haha.
    Même si la bande-annonce m’intriguait vraiment, et tout le contexte « super-héros démoniaque » mais j’ai trop les chocottes.

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