Ad Astra

Réalisation : James Gray

Casting : Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Ruth Negga, Donald Sutherland, Jamie Kennedy, Liv Tyler, Kimberly Elise, Ravi Kapoor…

Nationalité : Américain

Genre : Science-fiction, drame

Durée : 2h04

Date de sortie : 18 septembre 2019

Bande-annonce : https://youtu.be/Gf97Szc_UfI

Synopsis

L’astronaute Roy McBride s’aventure jusqu’aux confins du système solaire à la recherche de son père disparu et pour résoudre un mystère qui menace la survie de notre planète. Lors de son voyage, il sera confronté à des révélations mettant en cause la nature même de l’existence humaine, et notre place dans l’univers.

Mon avis

Un film de science-fiction et surtout beaucoup plus !

Celui-ci, je ne voulais pas le rater et autant dire qu’il fut largement à la hauteur de mes attentes, un vrai coup de cœur.

« Pourquoi continuer ? Pourquoi continuer d’essayer ? »

Alors bien sûr, il a tout du film de genre, très futuriste, il met en avant ce que l’humanité fera dans les années à venir en matière de conquêtes spatiales et c’est finalement, assez pessimiste dans un sens. Ici, la Lune est habitable, on y a même ramené nos conflits, on s’y bat pour des minéraux et autres matériaux, la bassesse de l’homme n’a aucune frontière, mais surtout, aucune limite. Le voyage vers Mars n’a plus aucun secret, mais comme toujours, on veut aller plus loin, percer ce mystère d’une vie ailleurs, trouver la réponse ultime et c’est bien la véritable question de ce film. Cet espoir de trouver mieux, de ne jamais se contenter de ce que l’on a, pour quelque chose qui n’existe peut-être pas et ainsi, faire les pires sacrifices, pour possiblement, rien. Mais, s’il n’y avait rien, si nous étions les seuls, si aucune autre vie n’existait, si tous ces risques ne servaient qu’à satisfaire nos ambitions et si nous avions oublié le principal, notre Terre. Il est évident que c’est très loin d’être un film de science-fiction habituel, pas de blockbuster, pas d’action sur tous les plans, pas d’invasion extraterrestre, pourtant, c’est sûrement l’un des plus beaux que j’ai pu voir. On reconnaît bien la patte de James Gray, sa vision des choses, son besoin de ne pas rester en surface et de nous offrir le meilleur, le plus abouti, il a fait un travail simplement d’exception. Visuellement, c’est sublime, bien loin de la débauche d’effets spéciaux que l’on a l’habitude de voir, tout semble tellement réel, c’est d’une pureté incroyable, c’est épuré, dans le plus beau sens du terme. Les vues de l’espace sont simplement extraordinaires, nous serons happés par son vide, par son silence à la fois reposant et angoissant, c’est un environnement qui fait inévitablement rêver notre imaginaire. En ce qui concerne le scénario, là aussi c’est bien plus complexe, plus vaste que ce que l’on pouvait croire, le postulat de départ est bien sûr très mystérieux, mais il ira surtout bien au-delà de ça. C’est une course contre la montre, le danger est réel, mais l’ennemi n’est pas celui que l’on croit et surtout, ses raisons sont bien plus obscures, plus tragiques aussi. Nous serons témoins de ce que l’obsession peut vous conduire à faire, de jusqu’où vous seriez capable d’aller pour poursuivre un but qui devient quasiment un mythe, qui ne se base sur plus aucun élément tangible et de ce que vous laissez derrière. C’est aussi l’histoire d’un fils pour qui le père est un héros, qui veut coûte que coûte être à la hauteur, oubliant comme lui, de simplement vivre et qui va voir tous ses idéaux s’effondrer en une fraction de seconde. Ainsi, c’est une réelle remise en question qui commence, une introspection, une quête de soi, mais aussi une quête d’humanité, pour peut-être enfin se retrouver et comprendre que le bonheur n’est pas si loin. Quant au casting, il est excellent, Brad Pitt est incontestablement bluffant, Tommy Lee Jones y est plus sombre que jamais et j’ai beaucoup aimé la présence de Ruth Negga.

En bref : Un film de science-fiction qui saura totalement se détacher du lot, qui n’est pas qu’une succession de scènes d’action, mais au contraire, une histoire aux messages extrêmement forts, percutants, qui véhiculent une émotion rare et qui restera longtemps dans les mémoires !

14 réflexions au sujet de « Ad Astra »

  1. C’est le genre que je suis tout a fait prête a emprunter a la mediatheque 🙂 Merci pour la découverte ! Et franchement, sur l’affiche, Brad Pitt me fait tellement a l’acteur qui interprète Castiel dans Supernatural mdr. J’étais d’abord persuadée que c’était lui ^^

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  2. « Pourquoi continuer ? Pourquoi continuer d’essayer ? » tout est là. La réponse donne tout son sens à l’humanité, celle qui depuis l’aube des temps à toujours poussé la curiosité plus loin, au delà des limites, en quête de Dieu, en quête du Père.
    Splendide chronique pour un film qui ne l’est pas moins.

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