Le Cas Richard Jewell

Réalisation : Clint Eastwood

Casting : Paul Walter Hauser, Sam Rockwell, Kathy Bates, Jon Hamm, Olivia Wilde, Nina Arianda, Ian Gomez, Mike Pniewski…

Nationalité : Américain

Genre : Drame

Durée : 2h09

Date de sortie : 19 février 2020

Bande-annonce : https://youtu.be/h5USPRVyQTA

Synopsis

En 1996, Richard Jewell fait partie de l’équipe chargée de la sécurité des Jeux d’Atlanta. Il est l’un des premiers à alerter de la présence d’une bombe et à sauver des vies. Mais il se retrouve bientôt suspecté…De terrorisme, passant du statut de héros à celui d’homme le plus détesté des Etats-Unis.

Mon avis

Un film qui ne laissera personne indifférent !

Il était évident pour moi de le voir et encore une fois, je n’ai pas été déçue, bien au contraire.

« Ses accusateurs sont deux des forces les plus puissantes au monde. »

Comment passer de héros national, à ennemi public numéro un, c’est le talent des États-Unis, de sa machine médiatique et de la puissance de son gouvernement, c’est ce dont nous allons être témoins. C’est l’histoire de l’une des plus terribles injustices, quand sauver plusieurs personnes, revient à vous accuser d’être responsable de ce même acte de barbarie, parce que c’est tellement plus simple, que de trouver le véritable coupable. Il est terrible de voir l’engrenage qui va se mettre en place, à quel point démonter et détruire la vie d’un homme est aussi aisé, qu’il n’y a aucune morale à mettre en pièce son parcours, à trouver la moindre petite bête, pour grossir d’autant plus les faits. Il est impensable de vivre cette décente en Enfer, de voir ce qui peut être dit, la violence des mots est littéralement insupportable, à tel point que l’on s’imagine aisément qu’ils puissent vous pousser au pire. Mais le plus terrifiant, reste surtout le fait que ça ne dérange personne, on a la sensation que c’est une cible idéale pour toutes les souffrances et que se déchaîner dessus n’est que justice finalement. Il est tellement plus simple de croire tous ces médias, alors qu’ils n’ont aucune preuve, qu’ils les inventent au fur et à mesure, personne ne se pose de question, parce que ce sont eux qui gouvernent le monde. La réalisation de Clint Eastwood est évidemment totalement à la hauteur, toujours cette signature photographique qui lui est propre, cette patte que l’on reconnaît entre mille, qui le caractérise dans son travail et que j’apprécie tout particulièrement. Visuellement, il n’y a rien à dire, c’est une sobriété propice au sujet, une certaine gravité inhérente à l’histoire, il n’y a pas besoin de plus, simplement mettre en avant la réalité d’un événement terrible, ni plus, ni moins. En ce qui concerne le scénario, très bien écrit, il parvient à mettre les événements dans une parfaite chronologie, nous montrant le parcours de cet homme, qui sera au centre de tout, pour que l’on parvienne à comprendre comment tout s’est déroulé. Et c’est là, le vrai point fort de ce film, que l’on soit aussi proche que possible de lui, que l’on apprenne tout de ses idéaux, de son fonctionnement psychologique, nous saurons tout de lui et à partir de cet instant, c’est comme si nous ne faisions plus qu’un. On ne pourra s’empêcher de lutter à ses côtés, de se mettre en colère à sa place, d’avoir envie de le pousser à se battre aussi, à lutter contre ses propres valeurs parfois et à sortir de sa coquille pour enfin se faire entendre. C’est une histoire qui nous prend littéralement aux tripes, de laquelle on ne pourra sortir indemne, tant l’injustice sera flagrante, c’est d’une intensité saisissante, les émotions en seront sans concession et il sera parfois difficile d’y faire face. Quant au casting, il est incroyable, Paul Walter Hauser m’a tout simplement bluffé, Sam Rockwell est une valeur essentielle, très heureuse de revoir Kathy Bates et Olivia Wilde est incroyable dans ce rôle pourtant très complexe.

En bref : Un film qui ne déçoit pas encore une fois, la mise en avant d’une histoire vraie qui peut servir d’exemple, de l’injustice latente et du pouvoir que peut représenter les médias, capables de faire croire n’importe quoi, à une grande majorité !

12 réflexions au sujet de « Le Cas Richard Jewell »

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