Light of my Life

Réalisation : Casey Affleck

Casting : Casey Affleck, Anna Pniowsky, Elisabeth Moss, Tom Bower, Timothy Webber, Hrothgar Mathews…

Nationalité : Américain

Genre : Science-fiction, drame

Durée : 1h59

Date de sortie : 12 août 2020

Bande-annonce : https://youtu.be/otsik08KHa4

Synopsis

Dans un futur proche où la population féminine a été éradiquée, un père tâche de protéger Rag, sa fille unique, miraculeusement épargnée. Dans ce monde brutal dominé par les instincts primaires, la survie passe par une stricte discipline, faite de fuite permanente et de subterfuges.

Mon avis

Un film aussi difficile que beau !

C’était l’une de mes plus grandes attentes et je dois dire que je ne suis pas déçue le moins du monde.

« Alors, je suis la dernière fille du monde ? »

Nous allons plonger dans un univers qui a l’étrange paradoxe d’être aussi beau, que cruel, deux aspects qui vont se confronter constamment, qui vont sans cesse s’affronter pour prendre le dessus l’un sur l’autre. Une beauté qui se trouve essentiellement dans l’environnement, dans ces paysages naturels, sauvages, qui bien qu’hostiles dans les conditions climatiques, recèlent d’une luminosité extraordinaire et d’une grâce innée. Ils seront au centre de cette aventure de survie, nous vivrons en osmose avec eux, il y a véritablement une notion contemplative, que l’on appréciera ou non, mais qui a une réelle importance. C’est quelque chose qui nous transporte, qui nous hypnotise presque, c’est étrangement apaisant et croyez-moi, au vu de la situation annexe, ce n’est pas une mince affaire, c’est délicieusement appréciable. Parce qu’autour de tout ça, c’est un monde terrible qui s’offre à nous, une dystopie dans laquelle la plupart des femmes se sont vues éradiquer par un virus, quelques survivantes existent, pour leur plus grand malheur peut-être. À partir de ce constat, il n’est pas bien difficile de comprendre que l’humanité est tombée dans ses travers habituels, la violence et l’égoïsme plutôt que l’entraide ou la solidarité, dévoilant ses pires facettes. Tout à fait personnellement, j’ai beaucoup aimé voir Casey Affleck à la réalisation, il n’a pas démérité, il a un vrai style, à peaufiner peut-être, mais c’est un début honorable, qui possède déjà une touche particulière. Il est vrai que l’univers est très sombre, mais il parvient néanmoins à y instiller une lumière assez sublime, espoir d’un avenir possiblement meilleur, notamment grâce à des flash-back d’une vie d’avant qui sert de pilier. Visuellement, la volonté est mise sur une sobriété que j’ai beaucoup appréciée, rien n’est en trop, on nous montre avec efficacité les difficultés de ce quotidien de survie où l’on doit toujours se méfier de ceux qui croisent notre chemin. En ce qui concerne le scénario, il n’est pas forcément complexe, l’intérêt réside dans la fuite perpétuelle de ce père prêt à tout pour sauver sa fille et c’est cette histoire qui nous tiendra en haleine jusqu’au bout. Il n’y aura aucun répit, on ne se sentira jamais à l’abri, le danger rôde toujours et il se cache parfois là où l’on s’y attend le moins, impossible même de penser à souffler l’espace de quelques instants. En soit, nous ne serons pas les témoins directs du pire, mais on nous le fait comprendre, la subtilité est de rigueur et de toute façon, il n’y a pas besoin de détails pour saisir toute l’horreur de la situation et la façon dont sont traitées les rares survivantes. Quant au casting, il est parfait, Casey Affleck est toujours aussi talentueux, la jeune Anna Pniowsky n’a pas à rougir de sa prestation et Elisabeth Moss, bien que peu présente tient un rôle d’importance.

En bref : Un film dystopique à l’univers terriblement hostile, très sombre dans le fond, il parvient pourtant à instiller quelques touches d’espoir, notamment à travers la relation extraordinaire de ce père et sa fille, seuls contre tous, mais dont l’amour est inconditionnel !

9/10

19 réflexions au sujet de « Light of my Life »

  1. Très bel éloge pour ce film que j’ai, comme tu le sais, bien moins apprécié que toi. Je te rejoins sur l’aspect technique et le visuel du film, une épure salutaire parfaitement maîtrisée. Reste, en ce qui me concerne, le problème de ces longues séances dialoguées qui entravent la bonne marche du récit que je j’aurais voulu plus poignant.
    Cela reste digne d’un petit détour tout de même.

    Aimé par 2 personnes

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