Réalisation : Francis Lawrence
Casting : Tom Blyth, Rachel Zegler, Peter Dinklage, Jason Schwartzman, Hunter Schafer, Josh Andrés Rivera, Viola Davis, Fionnula Flanagan…
Nationalité : Américain
Genre : Science-fiction
Durée : 2h38
Date de sortie : 15 novembre 2023
Synopsis
Le jeune Coriolanus est le dernier espoir de sa lignée, la famille Snow autrefois riche et fière est aujourd’hui tombée en disgrâce dans un Capitole d’après-guerre. À l’approche des 10ème Hunger Games, il est assigné à contrecœur à être le mentor de Lucy Gray Baird, une tribut originaire du District 12, le plus pauvre et le plus méprisé de Panem.
Mon avis
Un prequel d’une efficacité redoutable !
En grande amoureuse de la saga d’origine, tant en romans, qu’en films, je ne pouvais clairement pas passer à côté de celui-ci.
« Ce sont les choses que nous aimons le plus, qui nous détruisent. »
Étonnamment, lorsque j’ai vu que le roman sortait, je n’ai pas été tentée du tout, suivre le récit de ce personnage que nous avons tant détesté, ne m’attirait absolument pas, j’ai donc fait l’impasse, mais lorsque j’ai vu que l’adaptation cinématographique allait voir le jour, ce fut une tout autre histoire et je dois dire que les premières images ont fini de me convaincre. L’action se déroule bien avant tout ce que nous connaissons, nous allons voir comment les Hunger Games ont vu le jour, pourquoi on a pu prendre une telle décision, comment on a pu en arriver à ce stade, à cette idée, à ce spectacle de l’horreur, d’autant plus avec des enfants comme personnages principaux. C’est clairement en cela, que ce métrage prend tout son sens, être témoin de la naissance de ce concept, de ses balbutiements, nous savions déjà que la violence en était inhérente, néanmoins, je ne m’attendais pas à ce que ce soit bien pire à ses débuts, ce sera pourtant bien le cas, c’était plus inhumain encore, un véritable spectacle de gladiateurs, dans une simple arène, où les chances de survie étaient réduites à zéro. À travers cette mise en scène de l’horreur, c’est également la naissance d’un monstre dont nous allons être témoin, on peut évidemment lui trouver des circonstances atténuantes, bien sûr, sa vie n’a pas été simple, mais comme beaucoup finalement, pour autant, on se rend compte que la noirceur a toujours fait partie de lui, il aurait pu faire de meilleurs choix, agir pour le bien des autres, néanmoins, les sirènes du pouvoir l’ont toujours orientées dans la pire des directions. On retrouve Francis Lawrence à la réalisation, une excellente idée, puisqu’il a su garder toute l’identité qu’il a insuffler à cette saga, toute son authenticité, il réitère avec ce prequel, tout en opérant un retour en arrière des plus efficaces. Visuellement, c’est une petite pépite, on conserve tous les marqueurs de cette franchise, notamment ses couleurs, son atmosphère est peut-être plus sombre encore, plus impactée par la guerre récente qu’à subit le pays et par les conséquences imposées par le gouvernement, la violence y est d’ailleurs plus percutante encore, plus insupportable à regarder. En ce qui concerne le scénario, il est parfaitement maîtrisé, il prend son temps pour mettre en place les évènements, ce rythme est à mon sens nécessaire, pour comprendre la psychologie de ce personnage, pour comprendre comment il a pu en arriver là et pour finalement se rendre compte que tout était joué d’avance pour lui. Comme toujours avec cette franchise, c’est une intrigue qui prend aux tripes, parce que la souffrance y est omniprésente, ce sont des destins bouleversants, parce que c’est toute une jeunesse qui se trouve brisée par ce concept, par cette épée de Damoclès qui pèse sur elle tous les ans. Quant au casting, il est absolument bluffant, Tom Blyth incarne ce personnage détestable au possible, avec brio et Rachel Zegler y est sublime de talents, aux multiples facettes.
En bref : Un prequel qui réussit son pari, qui nous offre un pan de la franchise tout à fait passionnant, c’est la naissance d’un concept, autant que celle d’un monstre, on aurait pu lui trouver des circonstances atténuantes, comprendre pourquoi il a agit ainsi, mais finalement, on a cette sensation que tout était écrit, que les sirènes du pouvoir étaient trop fortes et que même le plus noble des sentiments, n’aurait pu le faire sortir de ce destin tout tracé !
Ta conclusion est exactement le ressentis que j’ai eu devant le film ! 🙂 J’ai été plus nuancé que toi pour le personnage de Snow, je trouve qu’il était pas vraiment détestable dans ce film, c’est juste qu’il était trop ambitieux pour pouvoir être quelqu’un de bon. En tout cas, c’est encore un bon film Hunger Games qu’on a eu avec celui-ci ! 🙂
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Détestable non, d’ailleurs, je le dis essentiellement pour la saga « Hunger Games » 😉 Mais je te rejoins, c’est encore une réussite pour cette franchise !
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J’ai très envie de le voir, merci pour ton retour ^^
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Avec grand plaisir ma belle 😘
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C’est vrai que de base, je n’étais pas non plus attirée. Finalement, après toutes les bonnes critiques que je lis, je crois que je le verrai
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Je me suis régalée en tout cas !
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Je suis comme toi, je n’ai pas lu le roman. Mais le film me dit carrément. Pour tout te dire, je comptais y aller prochainement mais là ca fait plusieurs jours que je suis malade avec une oreille bouchée donc je peux pas du tout… Mais prochainement j’espère !
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Je te souhaite qu’il reste encore un peu au cinéma, que tu puisses en profiter 😘
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