Beetlejuice Beetlejuice

Réalisation : Tim Burton

Casting : Michael Keaton, Winona Ryder, Jenna Ortega, Catherine O’Hara, Willem Dafoe, Justin Theroux, Monica Bellucci, Arthur Conti…

Nationalité : Américain

Genre : Fantastique, épouvante-horreur, comédie

Durée : 1h44

Date de sortie : 11 septembre 2024

Bande-annonce

Synopsis

Après une terrible tragédie, la famille Deetz revient à Winter River. Toujours hantée par le souvenir de Beetlejuice, Lydia voit sa vie bouleversée lorsque sa fille Astrid, adolescente rebelle, ouvre accidentellement un portail vers l’Au-delà.

Mon avis

Une suite absolument savoureuse !

J’étais très curieuse de pouvoir la voir, sans en attendre beaucoup, mais je dois avouer avoir été agréablement surprise.

« J’ai passé tellement de temps à parler aux morts, il est temps que je commence à vivre. »

C’est avec un plaisir délectable que nous allons retrouver cet univers aux frontières du paranormal, de l’horreur et de la comédie, un mélange des genres qui faisait déjà toute la force du premier opus, qui a vu le jour il y a déjà plus de trente ans, mais qui, avec cette suite, n’a clairement pas pris une ride. Lorsque le monde des morts vient envahir celui des vivants et vice-versa, une très mauvaise idée, un joyeux foutoir qui explose de partout, à travers des saynètes toutes plus savoureuses les unes, que les autres, à travers des formats très différents, on pourra y retrouver de l’animation, du grotesque, du caricatural, du burlesque, ça fourmille d’idées, de loufoqueries, dans un maelstrom parfaitement étudié. C’est un monde aussi macabre, que drôle, un monde où la mort vous fait rire sans aucun complexe, qui vient complètement dédramatiser ce passage si difficile à surmonter, pour nous vivants, un ton qui peut paraître léger, voire désinvolte, mais qui se révèle finalement d’une profondeur incroyable, nous montrant que la mort n’est pas une fin en soit, qu’il existe une vie après et une vie des plus farfelue d’ailleurs. Alors, même si nous sommes dans le cadre incontestable d’une comédie, que tout est volontairement exagéré, dans un burlesque des plus savoureux, il ne faut pas oublier que ce n’est pas un environnement à montrer à tous les âges, certaines scènes sont tout de même particulièrement gores, un trash assumé, mais marquant malgré tout, bien qu’un public adulte en comprenne toutes les nuances. On retrouve un Tim Burton dans ses grands jours, avec une réalisation qui possède toute sa personnalité, toute sa folie, son style inimitable, son art même, vient clairement exploser dans toute sa gloire ici, ce qui pourrait paraître fouillis, devient simplement un tableau exquis de maîtrise. Visuellement, nous sommes dans un petit bijou du surréalisme, mais pas seulement, tout est parfaitement étudié, d’une précision mortelle, bien que gore durant certains instants, il y a aussi une certaine poésie dans cette œuvre atypique, à laquelle tous ne seront pas sensibles pour autant. En ce qui concerne le scénario, on pouvait craindre que cette suite surfe seulement sur la vague de son prédécesseur et si on en reprend les mêmes bases, on parvient à y insuffler un véritable vent de nouveauté, à lui apporter une autre dimension, dans une aventure délicieusement mouvementée. C’est une intrigue extrêmement rythmée qui s’offre à nous, si dans un premier temps, on peut se perdre dans les différentes pistes, toutes finiront par trouver leur chemin, celui d’une histoire de famille déjantée, totalement dysfonctionnelle, mais où l’amour est pourtant omniprésent, même s’il est parfois difficile de le montrer vraiment. Quant au casting, c’est une petite pépite, on y retrouve une Winona Ryder toujours aussi parfaite, Catherine O’Hara y est délicieuse, quel bonheur de revoir Michael Keaton dans ce rôle qui lui va comme un gant et Jenna Ortega vient aisément trouver sa place dans cette famille de folie.

En bref : Une suite qui aura pleinement réussi son pari, en nous offrant une histoire à part entière, tout en reprenant les codes de son prédécesseur, dans un tableau des plus macabrement loufoque, qui nous plonge dans un univers aussi drôle, que trash, aussi sombre, que touchant et qui saura aller au-delà de sa loufoquerie, de son apparence légèreté, pour nous livrer un récit bien plus profond qu’il n’en a l’air !

8/10

13 réflexions au sujet de « Beetlejuice Beetlejuice »

  1. Je suis bien plus sur la réserve que toi.
    Je n’ai pas vraiment retrouver le Tim Burton des grands jours dans cette suite qui est un bel hommage oui mais qui j’ajoute pas grand chose de neuf malheureusement.
    J’ai surtout eu un gros problème de rythme avec un début longuet, qui part trop dans tous les sens et qui est trop ado pour moi.
    Je me suis enfin régalé quand on est parti dans le monde de Beetlejuice mais ce fut mince 😅

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