Réalisation : Anthony D’Ambrosio
Casting : Marcin Kwasny, Rowan Polonski, Sharon Oliphant, Christopher Sherwood, Armand Procacci…
Nationalité : Américain, polonais
Genre : Historique, drame
Date de sortie : 20 mai 2026
Durée : 1h58
Interdit aux -12 ans
Synopsis
Auschwitz, 1941. En représailles à l’évasion d’un prisonnier, 10 hommes sont condamnés à mourir de faim dans un bunker. Lorsqu’un père de famille est désigné par le sort, Maximilien Kolbe, prêtre polonais, s’avance pour prendre sa place. Maximilien s’engage alors dans un combat pour faire triompher l’amour dans cet enfer sur terre.
Mon avis
Un film aussi terrible que bouleversant !
Projeté à l’occasion d’une séance unique dans mon cinéma, j’ai sauté sur l’occasion et j’en suis ressortie profondément marquée.
« Nos différences se sont effacées ici, nous sommes tous polonais. »
Si la Seconde Guerre Mondiale n’a plus beaucoup de secrets pour nous, il est toujours très intéressant de s’y confronter, ne serait-ce que pour ne jamais oublier, ce qui résonne d’autant plus avec notre actualité, mais ici, c’est un pan plus confidentiel, peut-être moins connu, celui de l’occupation nazie en Pologne. Nous découvrons alors la brutalité, l’horreur absolue des camps qui ont été instaurés là-bas, qui avaient pour volonté clairement affichée, d’emprisonner tous ceux qui contrevenaient à l’idéologie du Reich, opposants politiques, religions, soldats ennemis, homosexuels, mais plus encore, ils souhaitaient briser toute trace de l’identité à leur pays, pour véritablement en faire une possession allemande. Autant vous dire que les moyens employés étaient évidemment abominables, innommables et c’est un événement bien particulier qui nous servira d’exemple, celui de dix prisonniers, dont le Père Kolbe, enfermés suite à l’évasion d’un prisonnier, condamnés à mourir de faim, jusqu’à ce que le dit prisonnier puisse être retrouvé. Mais comme toujours avec ces figures ô combien inhumaines des nazis, c’est un véritable combat psychologique qui s’enclenche, eux qui souhaitaient faire peur aux autres prisonniers, c’est tout le contraire qui aura lieu, parce qu’ils lutteront corps et âmes, ils chanteront leur foi, leur identité à leur pays, ils seront écoutés de tous, malgré l’inéluctabilité de leur sort, ils se battront jusqu’à leur dernier souffle. La réalisation d’Anthony D’Ambrosio est incroyable de puissance, dans un huis clos qui aurait pu devenir lassant, il nous offre au contraire un moment hors du temps, couplé à des flash-back d’autant plus bouleversant sur les vies de ces prisonniers, si l’obscurité de l’époque est indéniable, il a pourtant su lui apporter une certaine lumière, celle de l’espoir malgré tout. Si le scénario prend inévitablement son temps, ça me semble néanmoins nécessaire, pour comprendre ce qu’ont subi ces hommes, pour appréhender la torture qu’ont représentée ces journées sans eau, ni nourriture et pour rendre hommage à leur lutte, à leur victoire psychologique sur le régime nazi, qui n’aura jamais réussi à les faire plier. Quant au casting, il est absolument extraordinaire, si tous les rôles sont importants, celui de Marcin Kwasny sort évidemment du lot, dans une interprétation poignante.
En bref : Un film qui me semble essentiel, qui retrace un événement peut-être plus méconnu de la Seconde Guerre Mondiale, mais d’une importance tout aussi majeure, celle d’une véritable lutte psychologique, au-delà des différences de chacun, c’est un combat sur l’appartenance à son pays, qui refuse l’oppression, malgré la cruauté des traitements infligés, c’est la victoire d’un peuple qui n’aura jamais baissé les bras, à travers l’épreuve abominable de quelques-uns !