Passenger

Réalisation : André Øvredal

Casting : Jacob Scipio, Lou Llobell, Melissa Leo, Devielle Johnson, Bonni Dichone, Jessica Cruz, Tony Doupe, Joseph Lopez…

Nationalité : Américain

Genre : Épouvante-horreur

Date de sortie : 20 mai 2026

Durée : 1h34

Interdit aux -12 ans

Bande-annonce

Synopsis

Après avoir été témoin d’un terrible accident de la route, un jeune couple réalise qu’il n’a pas quitté les lieux du drame sans être suivi. Une présence démoniaque, le Passager, se joint à leur voyage en van et transforme leur aventure en un véritable cauchemar, déterminée à ne s’arrêter qu’une fois qu’elle les aura tous les deux emportés.

Mon avis

Un film plutôt original mais qui manque de piquant !

J’avais très envie de le voir et s’il n’est pas forcément parfait, j’ai passé un bon moment.

« Les gens prennent pas la route, c’est la route qui les prend. »

Je dois admettre que j’en attendais beaucoup, la faute à une bande-annonce alléchante, qui semblait prometteuse, mais qui en a peut-être montré trop justement ou tout du moins, qui a fait monter une certaine tension, qui ne sera malheureusement pas tout à fait au rendez-vous durant l’entièreté du film. Effectivement, le point le plus dommageable, c’est que si vous êtes un habitué du genre, ne vous attendez pas à véritablement avoir peur, si certaines scènes seront tout de même angoissantes, elles se résument à quelques jumpscares assez convenus, que l’on voit arriver assez facilement et qui ne laissent pas suffisamment place à une réelle anxiété, pour être pleinement efficace. Néanmoins, l’univers vient véritablement rattraper l’ensemble, original, il aborde les légendes qui ont lieu autour de la route, des voyageurs, des vagabonds, c’est tout un folklore dont nous découvrons les origines, avec une petite pointe de foi évidemment et c’est à mon sens, toute cette identité qui fait clairement la force de ce métrage. C’est une atmosphère qui fonctionne tout de même assez bien, notamment parce que la majeure partie se déroule pendant la nuit, ce qui est d’autant plus propice à un certain mysticisme, mais également pour jouer sur nos peurs les plus primitives et si l’on aurait aimé que ce soit plus prononcé, on ne peut nier la tentative d’avoir au moins essayé quelque chose de nouveau. Ainsi, la réalisation d’André Øvredal est tout à fait à la hauteur, il nous offre avant tout un univers de qualité, notamment à travers ses scènes nocturnes, néanmoins, il a à mon sens misé sur une utilisation de l’hémoglobine un peu trop sensationnaliste, au détriment de scènes véritablement effrayantes et ça vient décrédibiliser son propos. En ce qui concerne le scénario, s’il est tout à fait original dans son univers, dans tout le folklore qu’il met en place, il vient malheureusement tomber dans des travers trop largement utilisés dans le genre, des ficelles trop vues, des facilités malheureusement bien trop classiques, autant d’effets qui vont affadir l’ensemble. Quant au casting, il est en revanche, tout à fait au rendez-vous, avec un duo Jacob Scipio/Lou Llobell tout à fait crédible et j’ai aussi beaucoup aimé le rôle de Melissa Leo.

En bref : Un film d’horreur efficace, principalement par l’originalité de son imaginaire, du folklore, des mythes dont il traite, qui nous plonge dans un récit extrêmement intéressant, mais qui manque d’aboutissement dans son traitement, tombant dans des effets beaucoup trop simples, trop clichés, qui lui font perdre tout son potentiel angoissant et misant bien trop sur un sensationnalisme qui décrédibilise complètement l’ensemble !

6/10

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