Backrooms

Réalisation : Kane Parsons

Casting : Chiwetel Ejiofor, Renate Reinsve, Mark Duplass, Finn Bennett, Lukita Maxwell, Avan Jogia, Ember Ambrose, Krista Kosonen…

Nationalité : Américain 

Genre : Épouvante-horreur

Date de sortie : 17 juin 2026

Durée : 1h51

Interdit aux -12 ans

Bande-annonce

Synopsis

Une étrange porte apparaît dans le sous-sol d’un magasin de meubles.

Mon avis

Un film d’horreur peut-être un peu trop cryptique !

J’avais vraiment hâte de pouvoir découvrir ce phénomène et s’il est intéressant, je pense être passée à côté.

« Il n’y a pas de pensées, pas de douleur, pas d’ego. Aucune crainte. »

Totalement novice dans le concept qui entoure ce film, je pense que c’est en partie, la raison qui fait que je n’y ai pas totalement adhéré, à mon sens, il faut vraiment pouvoir appréhender tout l’univers qui l’entoure, bien en amont, pour en saisir tous les codes et les subtilités, sans cela, on doit perdre une grande part d’explications. Si toute la légende, tout le folklore qui entoure ces fameux Backrooms, est indéniablement intéressant, riche de métaphores, de réflexions, on se perd néanmoins dans ce labyrinthe de couloirs, d’idées, véritable dédale expérimental, qui, s’il est hypnotique, parviendra au bout du compte, à nous ennuyer quelque peu et à nous laisser sur le bas-côté par trop d’incertitudes. Néanmoins, un élément reste bien présent, le parallèle fait entre ces lieux étranges et la santé mentale me semble être le fil conducteur de l’ensemble, c’est un fait que nous comprenons aisément, nos névroses, nos peurs, nos insécurités, nos mécanismes de pensées, tout se voit projeté au grès de ces couloirs mystérieux, de ces pièces invraisemblables, pour venir imager, comme cartographier ce qui se passe dans nos cerveaux. Pour autant, c’est une piste de réponse trop flagrante, mais surtout trop faible, pour tenir la distance, si la tension pouvait vraiment se faire sentir dans un premier temps, elle s’effiloche peu à peu, en même temps que notre intérêt et malheureusement, pour un film de genre, il faut bien avouer que l’angoisse ne sera pas réellement au rendez-vous, bien que le dénouement relève un peu le niveau. En revanche, on ne peut nier le talent de Kane Parsons à la réalisation, c’est une esthétique à part entière, très graphique, très visuelle, qui fait toute son identité, ce côté très épuré, presque chirurgical fait froid dans le dos en lui-même et heureusement, puisqu’à côté de ça, nous aurons peu d’éléments à se mettre sous la dent. Il en va de même pour le scénario, qui, s’il est prometteur dans un premier temps, nous perdra bien trop aisément dans son dédale labyrinthique, d’autant plus à un public non initié au concept, que l’on laisse sur le bas-côté, créant une certaine frustration, celle de ne pas parvenir à saisir tous les éléments de compréhension nécessaires. Quant au casting, il est assez magistral, Chiwetel Ejiofor y est absolument grandiose et j’ai beaucoup aimé l’interprétation extrêmement juste de Renate Reinsve.

En bref : Un film d’horreur qui avait tout pour se détacher du lot, qui possède un vrai concept, un folklore qui l’entoure pour le moins intéressant, mais qui se dédie à un public déja initié, qui en comprend les codes, les implications, pour les autres, les messages se montreront bien trop cryptiques, trop mystérieux, pour pouvoir les appréhender, même si la représentation de la santé mentale y est parfaitement limpide et particulièrement intéressante, elle ne parvient pas à sauver l’ensemble !

5/10

8 réflexions au sujet de « Backrooms »

  1. Ces couloirs interminables ont donc fini par avoir raison de ta patience et de tes attentes. C’est un film, comme tu le dis très bien, qu’on pourrait qualifier de « cryptique » à bien des titres. C’est justement cette profondeur qui m’a plu, qui m’a rappelé d’autres vagabondages aux confins de l’esprit humain (j’y ferai bientôt allusion à l’occasion d’un autre film). Sans rien y connaître de l’univers de référence bâti sur le net, j’ai quand même été pris au piège de ces Backrooms. Et j’y reviendrai certainement.
    Enfin, tu as raison de mentionner la très belle réalisation et l’interprétation des personnages. J’aime aussi quand nous ne sommes pas d’accord. 😉

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  2. Dommage que ça ne l’est pas fait, mais c’est clair que c’est un univers très particulier 🙂 (et même si j’ai globalement apprécié le film, surtout grâce à sa réalisation, je suis d’accord avec tes différents points, en vrai^^)

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  3. Tu as parfaitement résumé le grand paradoxe de ce Backrooms. C’est vrai que pour les non-initiés au folklore d’origine, le dédale expérimental devient vite hermétique et finit par laisser sur le bas-côté.

    Tu as totalement raison de souligner le travail esthétique très clinique de Kane Parsons et la justesse du casting (Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve apportent vraiment de l’épaisseur).

    En revanche, le parallèle avec la santé mentale et le manque de véritable angoisse diluent clairement la tension au fil des minutes. Le concept s’essouffle un peu dans ses propres couloirs.

    J’avais partagé ma propre chronique fin juin, et on se retrouve sur l’essentiel de ton constat !

    À très vite sur ton blog pour de nouvelles lectures !

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