Evil Dead Burn

Réalisation : Sébastien Vaniček

Casting : Souheila Yacoub, Hunter Doohan, Luciane Buchanan, Tandi Wright, Maude Davey, Erroll Shand, Keanu Karim, Tapiwa Soropa…

Nationalité : Américain

Genre : Épouvante-horreur

Date de sortie : 8 juillet 2026

Durée : 1h51

Interdit aux -16 ans

Bande-annonce

Synopsis

Après l’enterrement de son mari, Alice se rend dans la maison isolée de sa belle-famille pour partager un dernier repas à sa mémoire. Mais la réunion familiale bascule dans l’horreur lorsque ses proches se transforment, l’un après l’autre, en créatures démoniaques. Confrontée à cet enfer, Alice découvre que les vœux prononcés autrefois continuent de la lier à son mari…Bien au-delà de la mort.

Mon avis

Un film d’une intensité viscérale !

J’espérais pouvoir le voir et je dois dire que j’ai passé un excellent moment.

« Tu as raison. Ton passé est derrière toi. Juste derrière toi. »

Si la saga a pris une direction radicalement différente après sa trilogie originale, les opus qui ont suivi sont d’une qualité assez inégale, mais j’avais bon espoir concernant celui-ci et autant dire que mes attentes ont très rapidement été comblées. Bien sûr, à l’image des derniers opus, on perd clairement le côté drôle, un peu décalé, de ses débuts, ici, on ne rigole plus, mais alors plus du tout, puisque c’est dans le véritable côté sombre de la franchise que nous allons plonger, dans ses méandres les plus obscurs, les plus démoniaques et le Necronomicon n’a pas fini de faire parler de lui. On retrouve réellement la mythologie propre à cette saga, toutes ses légendes, toute son histoire, on en revient à ses racines, tout ce qui touche au livre des morts, mais également aux artefacts qui peuvent lutter contre les différentes présences du mal qui souhaitent envahir notre monde, de la plus violente des manières. Alors, âmes sensibles s’abstenir, parce que là où l’on ne déroge pas à la règle, c’est bien dans ce côté gore qui fait toute son identité et il faut bien dire qu’à travers cet opus, le curseur a été poussé à son extrême, mais pour les amoureux du genre, bien que ce soit extrêmement sanglant, c’est aussi terriblement réaliste, pour un résultat plus percutant encore. J’avais adoré le précédent film de Sébastien Vaniček, repéré par les américains, il est à la tête de cette version et il a relevé le défi haut la main, on retrouve sa patte, ce côté viscéral, très brutal, très sombre, presque organique, qui vient ajouter une intensité exceptionnelle à l’ensemble, mais il a également su composer avec les codes de la franchise, le tout, avec une homogénéité assez bluffante et qui redonne une vraie qualité à l’ensemble. Alors bien sûr, le scénario reste assez classique, peu surprenant, néanmoins, en filigrane, il aborde des sujets étonnamment très forts, très justes, notamment sur la violence conjugale, mais également l’emprise qui peut exister au cœur des familles, des thèmes forts, qui seront amplifiés par cet univers et qui verront leur noirceur prendre forme humaine, de la plus terrible des manières. Quant au casting, il est formidablement incarné, avec une véritable révélation en la présence de Souheila Yacoub qui crève l’écran, Hunter Doohan est également très crédible, mais je tiens à souligner également le duo Tandi Wright/Erroll Shand qui fait littéralement froid dans le dos.

En bref : Un nouvel opus de la franchise qui aura réussi à prendre un second souffle, le côté sombre de son univers est parfaitement respecté, avec un aspect très gore, très sombre, mais en plus, extrêmement réaliste, nous livrant un spectacle délicieusement macabre, dans ses moindres détails sanglants, il nous fera partager une intrigue, certes, assez simple, mais dotée d’un fil conducteur riche en sujets forts, difficiles, dont la violence sera incontestablement personnifiée à travers les légendes du Necronomicon !

8/10

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