Réalisation : Will Gluck
Casting : Monica Barbaro, Callum Turner, Maya Hawke, Molly Ringwald, LeVar Burton, Julia Fox, Charlie Gillespie, Michelle Hurd…
Nationalité : Américain
Genre : Science-fiction, comédie romantique
Date de sortie : 12 août 2026
Durée : 1h42
Tout public
Synopsis
Quand Owen, qui vient de se faire larguer, rencontre Allie, qui croit encore au grand amour, l’étincelle est immédiate. Mais une série de maladresses et de mésaventures vont continuellement séparer les deux seuls célibataires de la ville qui espèrent plus qu’une aventure cette nuit-là.
Mon avis
Un film tout à fait agréable !
J’y suis allée par pure curiosité et je dois dire que j’ai passé un bon moment.
« On ne fait que suivre des routes parallèles. »
Ce qui m’a immédiatement attiré, c’est le côté dystopique de l’ensemble et effectivement, c’est incontestablement ce qui fait sortir du lot ce film, qui, pour le reste est une comédie romantique assez classique du genre, bien que de bonne facture, en plus d’être d’une efficacité redoutable. Nous voilà plongés au cœur des États-Unis, sûrement très légèrement dans le futur, bien que ça ne soit pas spécifié, mais une chose est sûre, un décret a été adopté quelques années auparavant, interdisant les rapports sexuels aux célibataires, seuls les couples mariés en ont le droit, sauf une seule nuit dans l’année où tout est permis. Bien sûr, c’est un postulat de départ assez étrange, peut-être tiré par les cheveux, néanmoins, il se révèle finalement extrêmement révélateur de nos relations à l’autre, bien que tout ça puisse paraître léger, il met en avant un aspect plus spirituel de l’amour, par la force des choses, on prend plus le temps de connaître l’autre, de tester sa compatibilité, faisant passer les relations charnelles au second plan. Pour autant, on ne va pas se mentir, les réflexions n’iront pas beaucoup plus loin, un point que je pourrais regretter, tant ce côté dystopique possédait un réel potentiel, il aurait été vraiment intéressant de creuser un peu plus, histoire d’offrir plus de profondeur à un récit qui posait de bonnes questions et qui avait su pointer du doigt l’extrémisme d’un gouvernement peut-être pas si fictionnel. La réalisation de Will Gluck est à la hauteur de l’originalité qu’il a su insuffler, c’est pétillant, le jeu de lumières est très attractif et si le sexe est évidemment présent, puisque c’est inhérent au sujet abordé, ce n’est vulgaire à aucun moment, un piège dans lequel il aurait pourtant été facile de tomber. Si le scénario avait pour lui la singularité de son univers dystopique, le reste est néanmoins assez classique de la comédie romantique, des codes que l’on connaît, même s’ils fonctionnent parfaitement, c’est drôle, touchant et les questions posées se révéleront moins anodines que ce que nous pouvions imaginer, pour un récit qui sonne finalement assez juste. Quant au casting, c’est en grande partie grâce à l’alchimie de son duo, qu’il est aussi pertinent, Monica Barbaro et Callum Turner brillent chacun de leurs talents.
En bref : Un film qui a pour lui l’originalité de son univers, une dystopie très légèrement futuriste, au cœur d’un gouvernement qui va toujours plus loin dans l’extrémisme, dictant une bonne conduite sexuelle à leur population, mais qui manque d’approfondir cet aspect, au profit d’une comédie romantique qui prendra le dessus, même s’il ne faut pas nier qu’elle saura se révéler aussi drôle, que touchante de sincérité !